‹ Mes heures perduesChapitre 32 sur 97 · LA MORT DE PRANÇOI · texte numérisé non relu

LA MORT DE PRANÇOI

FERRON, continuant.

Son cœur est un mystère Dont ton œil n'a jamais pénétré les replis. Tu sais tous tes devoirs d'épouse, et les remplis; Tu ne soupçonnes pas par combien de souffrance-, D'angoisses, de remords, et d'effroyables transes, La femme criminelle expie à tout moment L'affront fait à l'époux, et l'oubli du serment! C'est un mal incurable, une lente agonie...

LA FEROXNIERE, à part.

■Grâce !

FERRON, contir.Utnt.

Le jour, la crainte; et la nuit, l'n somnie. Trembler près d'un époux, et ne pouvoir jamais

(Apercevant la robe jetée sur un escabeau.) Le serrer dans ses bras sans frissonner... Eh mais! Que vois-je donc là-bas?

LA féronnière, troublée,

Cela?... c'est ma marraine....

Comme dame d'honneur attachée à la reiue. .. Dont c'est demain la fête... et qui m'a fait cadeau De la robe fourrée, ainsi que du bandeau...

FERRON, examinant la robe,

Elle est bien généreuse, au moins : quelle richesse ! Quel luxe ! C'est vraiment un fourreau de duchesse ! Mais c'est bien beau pour nous, pauvres bourgeois : aussi, Crois-moi, ne le prends pas, et garde celui-ci.

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