‹ Mes heures perduesChapitre 36 sur 97 · LA MORT DE FRANÇOIS V'T · texte numérisé non relu

LA MORT DE FRANÇOIS V'T

FRANÇOIS Ier.

S;Iînce!

Est-ce ainsi qu'on me parle, et suis-je dont €n vain Souverain légitime et roi de droit divin ? Or, tout ce que j'ai fait, il m'a plu de le faire : Nous vous avons trompé ! voyez la belle affaire ! Ne savez-vous donc pas que vous n'êtes ici Que race corvéable et taillable à merci: Que vous êtes à moi corps et biens ? sur ma vie, De l'oublier encor s'il vous prenait envie, Cette royale main, rapide à vous punir Vous en rappellerait bientôt le souvenir.

T FERRON

C'est un cruel abus de ce que la naissance '«

A mis en votre main de droits et de puissance !

Que vous avais-je fait, et quelle trahison

A cette préférence a marqué ma maison ?

Ai -je forfait aux lois? suis-je un sujet rebelle,

Ou tardif à payer la taille et la gabelle ?

Ou bien suis-je entaché d'hérésie, et dit-on

Que ma voix ait prêché Luther et Mélanchthon ?

J'étais calme et joyeux; le travail et l'étude

Suffisaient au bonheur de cette solitude.

J'étais heureux ; j'avais une femme, et jamais

Vous ne pourrez savoir à quel point je l'aimais !

Elle m'aimait aussi, j'en suis sûr, et ma vie

Aux puissans de la terre aurait pu faire envie :

Quel infernal génie a donc guidé vos pas

Chez un pauvre bourgeois qui ne vous cherchait pas?

Si c'est besoin d'amour chez vous, si c'est faiblesse,

Mon Dieu, n'aviez-vous pas toute cette noblesse

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