‹ Mes heures perduesChapitre 61 sur 97 · ACTE II, SCÈNK VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNK VI

Si je pouvais trouver un moyen... m'y voici.

(Haut.) Allons! est-co raison de s'affliger ainsi? N'est-oe dono que cela? Si tu pouvais connaître... Mais que dis-je! à quoi bon maintenant faire naître Le trouble dans ton âme, et te rendre...

LA FERONNIERE.

Parlez ! Il est quelque seoret encor que vous celez !

FRANÇOIS Ier.

Tu le veux. — Eh bien donc, ma pauvre délaissée, Apprends qu'une autre femme occupe sa pensée.

LA FERONNIÈRE.

Oh, non! o'est impossible. Eh quoi! lui qui semblait.

FRANÇOIS 1er.

La ohose est si possible, en vérité, qu'elle est.

(A part,) Pas mal imaginé.

LA FERONNIÈRE.

Mais c'est une infamie :

Qui l'a dit a menti

FRANÇOIS Ier.

Mon Dieu, ma chère amie,

Plût au ciel !

174 LA MORT DE FRANÇOIS Ier

LA FÉRONNIÈRE

Oh, c'est mal !

FRANÇOIS Ier.

Que cet homme en effet A bien mal reconnu la faveur qu'on lui fait ! Et comme au lieu d'un roi qu'un lustre héréditaire A mis en que1 que estime entre ceux de la terre, Il mériterait bien, l'ingrat, de n'avoir eu Pour rival en ton cœur qu'un greffier malotru !

LA FÉRONNIÈRE

Lui!

FRANÇOIS Ier.

J'ai su qu'il allait à des heures indues, Rue Aubry-le-Boucher, chez des femmes perdues ; D'Annebaut, son client, hier l'a rencontré, Et me l'a dit : partant, il m'est bien démontré....

LA FÉRONNIÈRE

Donc vous en êtes sûr !

FRANÇOIS Ier.

Cette galanterie Explique assez, je crois, sa brusque fâcherie.

LA FÉRONNIÈRE

Qui l'aurait cru de lui !

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