ACTE II, SCÈNE VI
FRANÇOIS Ier.
Souvent celui qu'on croit Sage entre tous, au fond...
la féronnière.
Oh! je n'ai pas le droit, Je le sais bien, mon Dieu, de demander qu'il m'aime Et me respecte plus que je n'ai fait moi-même; Mais d'où vient cependant que ce que j'entends là Me soit un poids affreux ? Comprenez-vous cela ?
(Avec désespoir.) Donc le ciel sera sourd à cette voix plaintive, Donc il est dit là-haut qu'à chaque tentative De retour vers le bien, tout à coup surgira Une main de l'enfer qui me repoussera ! Vous voyez bien, mon Dieu, vous qui m'avez damnée, Que moi je n'y peux rien, triste prédestinée, Et Jésus, mon Sauveur, m'est témoin qu'en effet, Autant que femme peut combattre, jejl'ai fait : Puis donc que c'est écrit, eh bien ! c'est toi que j'aime, Tiens ! prends-moi !
François 1er, à part.
Merveilleux effet du Btratagème!
LA FÉRONNIÈRE
C'est Satan qui me pousse avec sa main de fer !
(Se jetant dans sœ bras.) Qu'il en 6oit donc ainsi ! L'enfer pour toi, l'enfer !