‹ Mes heures perduesChapitre 68 sur 97 · ACTE III, BCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE III, BCÈNE IL

Ces hommes étaient grands, et n'avaient de mortel Que ces liens du corps...

FRANÇOIS Ier.

Mon brave Duehâtcl, Si j'étais moins souffrant, j'en aurais belle envie; Car vous êtes le seul de tout ce qu'en ma vie J'ai trouvé de docteurs graves et bien disans Dont je n'aie épuisé la science en deux ans.

(A Cop).

Mais où est donc Paré? Ton m'a dit, ce me semble, Que vous étiez venus ici tous deux ensemble? Messieurs, c'est un garçon qui fera son chemin, Qui lit à livre ouvert au fond du corps humain; Il n'est guère besoin, je crois, qu'on vous apprenne Comme il fut le sauveur de monsieur de Lorraine, Lorsqu'il eut, l'an dernier, reçu près de Calais Cet effroyable coup de la main d'un Anglais. J'ai grand espoir en lui : si jamais sa doctrine Peut arracher ce mal qui ronge ma poitrine, Je fais le vœu d'aller, quand je serai guéri, Comme après Marignan, à pied à Chambéry.

ambroise paek, entrant.

Sire, daignez m'entendre, et que votre indulgence Ne prenne en cï retard soupçon de négligence : Un pèlerin est là, dans la pièce à côté, Qui veut absolument voir votre majesté : Il possède, a-t-il dit, la grande panacée.

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