FRANÇOIS
Jo ne le verrai point.
190 LA MORT DE FRANÇOIS Ier
AMBROISE PARÉ
Moi, dans cette pensée,
FRANÇOIS 1er.
J'ai refusé d'abord.
C'est bien: depuis huit ans J'ai vu, pour mon malheur, assez de charlatans.
AMBROISE PARÉ
Il n'a pas lâché prise : il était nécessaire, Disait-il, d'appliquer de suite à votre ulcère Un remède nouveau, que lui seul connaissait; Et, comme je doutais de ce qu'il avançait, Il m'a dit, sans faillir un seul point, chaque crise Où votre majesté s'était dû voir surprise, Tous les signes du mal, un par un, et comment Vous éprouviez parfois quelque soulagement : Ces choses m'ont paru dépasser le domaine Que le ciel a permis à la science humaine ; Je m'en réfère à vous, et vous dois confesser Qu'au vrai je ne sais plus ce qu'il en faut penser.
GUILLAUME PETIT
Pour relever l'espoir de quelque noble race, Il se peut que le ciel daigne mettre sa grâce En des hommes choisis parmi tous les humains, Etres simples et bons qui suivent ses chemins.
AMBROISE PARÉ
Il veut vous voir tout seul.