‹ Mes heures perduesChapitre 9 sur 97 · M A .M. A. DE M · texte numérisé non relu

M A .M. A. DE M

Ton œil a découvert et sondé chaque plaie D'un monde qui n'a plus la force de vieillir, Et tu sais l'heure au juste où l'on doit sur sa claie Voir le vieux patient râler et défaillir.

Tu sais, tu sais où vont Ninive et Babylone, Tu lis dans l'avenir ses desseins ténébreux, Et c'est de ton côté que reluit la colonne Qui conduit au désert le peuple des Hébreux.

Dans l'abîme lu cœur, plongeur à longue haleine, Tu fouilles ce qu'il a d'intime et de profond, Et tu ne reparais que la main toute pleine Des trésors que le ciel avait cachés au fond .

26 février 1833.

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