A M. A. DE M
Oh redis-les encor ces paroles dorée?; Rends-nous ces flots si purs qui s'épanchaient sur nous, Rends-nous l'écho lointain de ces hymnes sacrées Que le chrétien ne doit entendre qu'à genoux.
Hélas! qui t'a si jeune enseigné ces mystères Et toutes ces douleurs du pauvre cœur humain ? Quel génie au milieu des sentiers solitaires Au sortir du berceau t'a conduit par la main V
0 chantre vigoureux, ô nature choisie !
Quel est l'esprit du ciel qui t'emporte où tu veux?
Quel souffle parfumé de sainte poésie
Soulève incessamment l'or de tes blonds cheveux?
Quel art mystérieux à ton vers prophétique Mêla tant de ti'istesse et de sérénité ? Quel artiste divin, comme un lutteur antique. Te donna tant de force avec tant de beauté ?
1 Alfred de Musset. (Noie de Védilevr.)