‹ Mes heures perduesChapitre 95 sur 97 · SCÈNE DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE DERNIÈRE

PANDOLPHE

C'est une infâme!

VALERE

Je croyais...

PANDOLPHE

[Eh non, non, cent fois non ! c'est ma femme !

ISABELLE

Quoi ! le seigneur Valère...

PANDOLPHE

Allez, il a tout dit ; Mais vous me lepaîrez, ou je serai maudit!

VALÈRE

Vous n'aurez pas besoin de vous faire maudire, Et l'heure est arrivée où je dois tout vous dire.

PANDOLPHE

Ce n'est pas tout encor ? n'en ai-je point assez?

VALÈRE

Il n'est pas question de ce que vous pensez. Avouez-moi qu'hier, à la place Royale, Yous en avez agi de façon déloyale.

PANDOLPHE

J'ai voulu vous jouer, mais Dieu m'a bien puui !

2'l0 PLUS DE PEU* QUE DE MAL.

VALERE

Vous en convenez donc ; alors tout est fini. Je ne vous en veux plus. Calmez votre colère ; C'était un jeu. — Je fais serment, foi de Valère, Que jamais je n'ai vu madame, et qu'eneor moins Elle

PANDOLPHE

A d'autres, vraiment!

VALÈRE

Vous faut-il des témoins ?

Votre femme d'abord ; voyez sur son visage Cette tranquillité ; c'est d'un heureux présage : Le crime garde-t-il cet air doux et serein, Et par quelque côté...?

PANDOLPHE

Mais c'est un front d'airain!

VALÈRE

Lisette aussi sera garant de sa maîtresse ; Elle m'avait tout dit.

PANDOLPHE

Ah ! la double traîtresse ; Vous vendiez le complot l

VALÈRE

Vous aviez prétendu Vous divertir de nous, nous vous l'avons rendu; Partant, quitte, — Entre nous désormais, sans rancune.

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