SCÈNE DERNIÈRE
PANDOLPHE
C'est une infâme!
VALERE
Je croyais...
PANDOLPHE
[Eh non, non, cent fois non ! c'est ma femme !
ISABELLE
Quoi ! le seigneur Valère...
PANDOLPHE
Allez, il a tout dit ; Mais vous me lepaîrez, ou je serai maudit!
VALÈRE
Vous n'aurez pas besoin de vous faire maudire, Et l'heure est arrivée où je dois tout vous dire.
PANDOLPHE
Ce n'est pas tout encor ? n'en ai-je point assez?
VALÈRE
Il n'est pas question de ce que vous pensez. Avouez-moi qu'hier, à la place Royale, Yous en avez agi de façon déloyale.
PANDOLPHE
J'ai voulu vous jouer, mais Dieu m'a bien puui !
2'l0 PLUS DE PEU* QUE DE MAL.
VALERE
Vous en convenez donc ; alors tout est fini. Je ne vous en veux plus. Calmez votre colère ; C'était un jeu. — Je fais serment, foi de Valère, Que jamais je n'ai vu madame, et qu'eneor moins Elle
PANDOLPHE
A d'autres, vraiment!
VALÈRE
Vous faut-il des témoins ?
Votre femme d'abord ; voyez sur son visage Cette tranquillité ; c'est d'un heureux présage : Le crime garde-t-il cet air doux et serein, Et par quelque côté...?
PANDOLPHE
Mais c'est un front d'airain!
VALÈRE
Lisette aussi sera garant de sa maîtresse ; Elle m'avait tout dit.
PANDOLPHE
Ah ! la double traîtresse ; Vous vendiez le complot l
VALÈRE
Vous aviez prétendu Vous divertir de nous, nous vous l'avons rendu; Partant, quitte, — Entre nous désormais, sans rancune.