‹ Mes heures perduesChapitre 96 sur 97 · SCENE DERNIERE · texte numérisé non relu

SCENE DERNIERE

PANDOLPHE, d'un air contraint.

Valère, je n'en ai, je vous assure, aucune ;

(Avec un geste expressif.) Mais Isabelle alors n'est donc pas. .. Vous savez?..,

VALÈUE, d'un air fin.

Qui diable me l'eût dit? Là-dessus vous devez

En savoir plus que moi; je n'en suis pas coupable

Si la chose est; vous seul...

PANDOLniE, infiniment flaité.

lié ! j'en suis bien capable.

(A part ) Ouf!

VALÈRE, à Isabelle.

Madame, pour vous, il ne me reste ici Qu'a confesser ma faute, et demander merci.

ISABELLE

C'est peut-être un peu loin pousser la raillerie. Mais enfin...

VALÈRE

Ah ! je suis confus.

LISETTE, las à Valère.

Çà, je vous prie.

Remarquez bien, seigneur, que moi je n'ai rien dit, Et que vous m'assurez toujours,..

VALÈRE

Sans contredit.

LISETTE, continuant.

Ces quarante louis de rente...

Ah ! c'est quarante A présent î

LISETTE

Mais toujours.

VALÈRE

Non, non; je t'ai dit trente.

C'était même vingt-cinq dès l'abord ; mais enfin J'ai promis, je tiendrai : tu veux jouer au fin, A ce qu'il me paraît ; mais le diable m'emporte...

LISETTE , se résignant.

Allons ! c'est dix louis que je perds; mais n'importe.. .

VALÈRE, à Pandolphe.

Pour vous, si vous voulez me prouver sûrement Que vous n'avez dans l'âme aucun ressentiment, Seigneur, à l'avenir donnez-moi la licence De cultiver l'honneur de votre connaissance.

PANDOLPHE

Comment donc !

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