LE MATIN
A riiorizon, l'aurore
Vient d'éclore, Comme un phare éclatant, Et sur riierbe arrosée
De rosée, Sème un rayon flottant.
La flexible ramure
Qui murmure, Salue le point du jour ; Dans leurs nids, les mésanges
Aux Yoix d'anges, Semblent parler d'amour,
Le sapin qui soupire,
Verte lyre, Se penche sur les eaux, Et mire son humide
Pyramide Au milieu des roseaux,
La sémillante ondine
Qui badine Avec le flot qui rit, Dans le miroir de l'onde.
Toute blonde, Se regarde et sourit,
La sylphide vermeille Qui s'éveille
Avec les papillong,
Vole, chante, babille Et s'habille
D'un ,tissu de rayons.
Le gnome du rivage
Fuit sauvage Devant un gai lutin Qui, pendant qu'il sautille,
L'entortiJJe Dans un rets de satin-
Les messagers funèbres Des ténèbres ^ S'enfuient dans les vieux murs, Oa de leurs grêles ongles,
Sou« les jonglas, Be font des troias ohsenrs.
Aux vagues odorantes^
Murmurantes, Sous l'arceau des buissons^ La tendre Pilomele
Chante et mêle Ses plus douces chansons*-
La hl anche pâquerette^
Dont Taigrette Luit au bord du sillon, Semble appeler l'abeille
Qui" sommeil lev Ou le frais papillon.
La nuit pliant ses voile^^
Des étoiles, Le cortège s'enfuit ; La brume de Fauroi-e
S''évapo!e. . ..
Debout : le soleil luit t
•ïîîlel IS62-