LE COLIBRI
Tu fends la voûte azurée, Charmant rival du zépliir, Sylphe dont l'aile dorée,
Diaprée, Soiatille comme an saphir!
Une fleur fait tes délices^ Une rose tes amours, Dans leurs odorants calices^
Tu te glisses, Et tu voltiges toujours 1
Viens embaumer la vallée De ton souffle frais et pur, Ainsi qu'une nymphe ailée,
Envolée D'un palais d'or et d'aznr !
Es-tu de la blanche fée.
L'harmonieux messager 1* Vicns-tu, brillant coryphée.
Comme Orphée, Enchanter bois et verger ?
Poursuis ta ronde mutine !
Vole, petit, vole encor I Hume la rose et butine
L'églantine Avec la tulipe d'or !
Bientôt ta course légère T'emportant sous d'autres cicTiX-^ 'Tu charmerai la bergère
Etrangère, Par ton vol bai-monicux.
Mais, pendant que mes paroles T'adressent un mot d'amonr, •Quittant les fraîches corolles,
Tu t'envoles
Adieu donc jusqu'au retour 1
Mai IS59.