‹ Mes loisirsChapitre 32 sur 42 · LE COLIBRI · texte numérisé non relu

LE COLIBRI

Tu fends la voûte azurée, Charmant rival du zépliir, Sylphe dont l'aile dorée,

Diaprée, Soiatille comme an saphir!

Une fleur fait tes délices^ Une rose tes amours, Dans leurs odorants calices^

Tu te glisses, Et tu voltiges toujours 1

Viens embaumer la vallée De ton souffle frais et pur, Ainsi qu'une nymphe ailée,

Envolée D'un palais d'or et d'aznr !

Es-tu de la blanche fée.

L'harmonieux messager 1* Vicns-tu, brillant coryphée.

Comme Orphée, Enchanter bois et verger ?

Poursuis ta ronde mutine !

Vole, petit, vole encor I Hume la rose et butine

L'églantine Avec la tulipe d'or !

Bientôt ta course légère T'emportant sous d'autres cicTiX-^ 'Tu charmerai la bergère

Etrangère, Par ton vol bai-monicux.

Mais, pendant que mes paroles T'adressent un mot d'amonr, •Quittant les fraîches corolles,

Tu t'envoles

Adieu donc jusqu'au retour 1

Mai IS59.

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