‹ Mes loisirsChapitre 38 sur 42 · LE PREMIER BAISER · texte numérisé non relu

LE PREMIER BAISER

Te souvient-il, mon adorée, De cette heure d'épanchement Où ta chevelure dorée Vint effleurer mon front brûlant, Où ma lèvre, chère Alvinie, Sur ta lèvre alla se poser ? . . .

O moment d'ivresse infinie.

Que celui d'un premier baiser !

Alors as-tu lu dans mon âme Tout l'amour qui la consumait ?

As-tu senti l'ardente flamme Qu'en mon cœur ton oeil allumait.

Quand ta bouche, mon Alvinie, Enfin n'osa me refuser . . .

O moment d'ivresse infinie, Que celui du premier baiser !

Quand dans ma mémoire infidèle Les souvenirs se faneront.

Celui-là restera, ma belle, Quand tous les autres passeront !

Oh ! non ! jamais, tendre Alvinie, Le temps ne pouiTa Feffacer, Ce montent d'ivresse infinie, Où j'obtins ton premier baiser î

Atrîl 1860.

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