‹ Mes loisirsChapitre 39 sur 42 · LE POETE-BOHEME · texte numérisé non relu

LE POETE-BOHEME

LEGOISME

Qui donc vient frapper à ma porte ?

Encor ce mendiant ! . . . . Encor !

Tu souffres, dis-tu ? Que m'importe

Tes souffrances ? . . . . moi, j'ai de l'or !

Qui m'importe ta face blême ? . . . .

Pour vivre n'as-tu pas des bras ?

Souffre, vilain bohème !

Souffre ! et ne te plains pas !

Poursuis, enfant, ta noble route !

H est des cœurs d'amis encor. . . .

As-tu froid ? as-tu faim ? Ecoute !

Viens avec moi : voici de l'or !

Chante ! Ton brillant diadème Kargue le monde et les ingrats

Chante, pauvre bohème !

Chante ! et ne maudis pas !

l'amoue

Transi dans ta pauvre mansarde, Chante, poète aux rimes d'or !

Chante ! car le bon Dieu te garde Des fleurs et du soleil encor ....

Chante au moins pour celle qui t'aime . Ecoute î on t'applaudit là-bas.

Chante, pauvre bohème !

Chante ! et ne pleure pas !

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