‹ Mes loisirs [microforme]Chapitre 13 sur 46 · LE HEROS DE 1760 A MON AMI F.-X.-A, TRUDEL, EOR · texte numérisé non relu

LE HEROS DE 1760 A MON AMI F.-X.-A, TRUDEL, EOR

Puissent les souvenirs de cette grande histoire Consoler notre siècle orphelin de la gloire! :

Mzeÿ.

O fils du Canada, vous souvient-il encore

Quand du beau Saint-Laurent le rivage sonore

Ne retentissait plus que du bruit des combats ?

Vous souvient-il encor de ces longs jours d’alarmes Où chacun brandissant ses armes |

Allait au champ d'honneur conquérir le trépas ?

* Avocat à Montréal, &

De hameaux en hameaux, de chaumière en chaumière, L'ennemi promenait la torche incendiaire, Et nos murs devant lui s'écroulaient embrasés ;

Pour nous chaque laurier devenait inutile ;

Chaque victoire était stérile,

Et nos soldats tombaient sous le nombre écrasés.

Héros de Carillon, ton illustre victoire

Avait couvert ton front d’une immortelle gloire,

Muis n’avait pas sauvé le pays de ses maux ;

Et bientôt sous les murs de ta belle patrie, Frappé d’une balle ennemie,

Tu succombes, Montcalm, mais tu meurs en héros,

Québec était tombé ; sur ses cendres fumantes, Sur ses murs écroulés, sur ses tours chancelantes Ondulaient les couleurs du sanglant Léopard ; Et les malheureux fils de la Nouvelle-France

. Semblaient, dans leur longue souffrance,

Se roidir sous le poids d’un affreux cauchemar,

Mais tu Suspend Et ton & Tu rang

Et

S’arrête

Il s’éton Qui dan Et trem C’est qu

Il a

De limr

Oui, tre Va bien Le sol v Tu vas

Un

Ton ast

Mais tu parus, Lévis ! l'éclair de ton génie

Suspendit un instant notre longue agonie,

Et ton sabre brilla comme un glaive de feu.

Tu ranges près de toi le reste de tes braves, Et lo fier vainqueur que tu braves

arrête devant toi, comme devant un dieu !

Il s’étonne.... il hésite... . il reconnaît l’épée

Qui dans le sang anglais tant de fois s’est trempée,

Et tremble pour l'honneur du drapeau d’Albion ;

C’est que dans ce guerrier dont l’audace l’affronte Il a reconnu dans sa honte,

éros, De l’immortel Montcalm l’immortel compagnon.

Oui, tremble, malheureux! ta perfide bannière

Va bientôt se couvrir d’une ignoble poussière ;

Le sol va se joncher des corps de nos bourreaux,

Tu vas perdre, Albion, en perdant la victoire, | Un des beaux fleurons de ta gloire :

Ton astre va pâlir devant quelques héros |

Le signal est donné ! soudain la charge sonne ;

Sur les lignes en feu le salpêtre résonne ;

Cent cratères d’airain vomissent le trépas.

Cependant, à travers le plomb et la mitraille, Lévis dirige la bataille,

Et sa brillante audace enflamme ses soldats,

Les balles se croisant sur plaine sanglante,

Portent dans tous les rangs la mort et l’épouvante ;

Le feu des lourds canons éclate avec fracas ;

La foudre a moins de bruit De l’horrible mêlée

La voix, de vallée en vallée,

Fait rugir les échos de ses bruyants éclats.

Tel le fougueux autan, dans la forêt mouvante,

Tordant des vastes pins la crinière ondoyante,

De ses longs sifflements étonne les vallons ;

Telle encore, en un jour de tempête et d’orage, La foudre sur un roc sauvage,

De sa terrible voix épouvante les monts.

Cepend.

Tu peux Lévis ve Les bat:

Et Voit br

A quelq Qui ven:

Un navi Debout Un guer

Cependant un long cri couvre le bruit des armes. Tu peux, ô mon pays, tu peux sécher tes larmes : Lévis voit à ses pieds tes ennemis vaincus... Les bataillons anglais fuient à travers la plaine,

Et la bannière canadienne

Voit briller dans ses plis un diamant de plus.

vante ;

À quelque temps de là, sous le souffle des brises mêlée Qui venaient arrondir ses larges voiles grises,

Un navire fendait les eaux du Saint-Laurent.

Debout et l’œil tourné vers la rive chérie,

Un guerrier adressait à sa triste patrie

Cet adieu déchirant :

e, ’ Le vent s'élève et gémit sur la plage;

re, ‘ La voile s’enfle, il faut partir, hélas !

‘ Que n’ai-je pu trouver sur ce rivage,

Dans la victoire un glorieux trépas !

‘6 O Canada! ma seconde patrie, 4 J’ai ceint le fer pour défendre tes droits ; 4 J'ai combattu pour ta cause chérie,

‘ Et j'ai l'exil pour prix de mes exploiis !

& A Carillon, la victoire fidèle,

Comme toujours sourit à nos drapeaux ; 4 Près d'Abraham, j’abritai sous son aile, “ De.nos lys d’or les glorieux lambeaux.

O Canada! ma seconde patrie,

‘ J'ai ceint le fer pour défendre tes droits $

‘ J'ai combattu pour ta cause chérie,

“ Et j'ai l'exil pour prix de mes exploits!

“ Adieu, patrie! adieu, vous tous, mes braves,

‘ Que je guidai sur le champ de l'honneur !

N’allez jamais, comme de vils esclaves,

“ Courber vos fronts sous un joug oppresseur !

“ En to quittant, ma seconde patrie,

“ Oh! que ne puis-je encor venger tes droits !

“ Verser mon sang pour ta cause chérie,

“ Et te sauver par de nouveaux exploits !”

Ce Lév

Et ce g Qui ple Et qui:

C'était Venait

Pressar

Voyait Son noi

Mais, p

Il nous Et le b.

Dut dés Et, con

Lévis s

Page 1