‹ Mes loisirs [microforme]Chapitre 12 sur 46 · HOMMAGE A.M. L'ABBÉ THS. CARON, V. G · texte numérisé non relu

HOMMAGE A.M. L'ABBÉ THS. CARON, V. G

Resurrexit sicut dixit, alleluia!

Satan vient de s’enfuir au font des noirs abîmes ; L’immense sacrifice est enfin achevé :

Le monde a consommé le plus grand de ses crimes...

Et le monde est sauvé!

* Supérieur du Collége de Nicolet.

Une hymne a retenti sous les sacrés portiques

Et les échos du ciel ont redit les cantiques Que les anges chantaient sur leurs lyres de feu. Des brûlants Séraphins les augustes phalanges,

Les Trônes étonnés, les sublimes Archanges

Pendan Couvr: Une im Le Chr Trembl

Chantent le triomphe d’un Dieu !

Chantez, anges des cieux, et dans votre allégresse

Entonnez tous en chœur votre chant le plus beau ; Celui pour qui le ciel était dans la tristesse Est sorti du tombeau !

it!

L'Univers tout entier frémissait d’épouvante: é . ;

Le Christ était mourant. Dans sa rage sanglante Puis sd

De vinaigre et de fiel un monstre l’abreuva, ( Mais deux soleils à peine ont passé sur sa tombe

Que l’'Homme-Dieu s’élance ainsi qu’une colombe Alors ti

Vers le palais de Jéhova ! Chantaï

Au dev:

Rugissant de courroux dans sa demeure immonde .

D'un vo

Lucifer sur son trône a tremblé de terreur, E

Et la mort jusqu'ici la maîtresse du monde A trouvé son vainqueur.

8 II Pendant que de la nuit les profondes ténèbres Couvraient le Golgotha de leurs voiles funèbres, aid Une immense clarté dans les ombres a lui. beau ; Le Christ sort du tombeau tout rayonnant de gloire... Tremblants, épouvantés, les gardes du Prétoire Tombent foudroyés devant lui.

lose et du tombeau secouant la poussière, Tout brillant de splendeur il éblouit les yeux... ane Puis soudain dans des flots d’éclatante lumière On voit s'ouvrir les cieux !

nbe mbe Alors trois escadrons des célestes armées, Chantant et secouant leurs ailes enflammées Au devant de leur roi dirigent leur essor, mA Et de blonds Chérubins aux vêtements de neige

D'un vol harmonieux précèdent le cortége

Portés sur leurs six ailes d’or !

Bientôt le front caché sous ces ailes brûlantes, Ils adorent le fils du monarque éternel, Et sur ses pas divins leurs cohortes brillantes

Remontent vers le ciel.

Comme ces globes d’or qui de leur blanche reine Suivent pendant la nuit la course aérienne,

Tous ces princes du ciel suivent le roi des rois;

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Leurs mains laissent tomber des roses immortelles : “ N’enr

Ils chantent et soudain les harpes éternelles “Net Frémissent d'amour sous leurs doigts ;

III < Susp

# Les ]

“ Tressaillez d’allégresse, 6 peuples de la terre! 6 Qui

‘ Chantez avec les cieux l’éternel hozanna!

! 4 Car Dieu vient d’opposer le pardon du Calvaire

‘ Aux foudres du Sina! é Mali

# Bien

“ Sur

“ Sion! ferme à jamais tes augustes portiques ! N’éveille plus l’écho de tes lambris dorés!

st Plus d'agneaux égorgés dans tes parvis antiques,

Sur tes autels aacrés !

é Eteints tes encensoirs dont la flamme odorante

4 Roule en flots de parfums, se ranime ou s’endort !

4 Plus de fêtes le soir à la lueur mourante

“ De tes sept lampes d’or!

# Ne verse plus à flots le nard et le dictame,

# N’embaume plus les airs du parfum le plus pur,

# Ne brûle plus l’encens, la myrrhe et le cinname

Dans tes urnes d’azur!

“ Suspendez vos accords, Ô bardes de Solyme :

“ Les harpes d’Israël ont horreur de vos mains

“ Qui viennent d’immoler une auguste victime,

Le sauveur des humains.

“ Malheur à toi, Sion ! malheur aux déicidesf

# Bientôt tes ennemis cerneront tes remparts ;

“ Sur toi des iégions de soldats intrépides

# Fondront de toutes parts.

‘t À son banquet ton Dieu t’appela la première, ‘ Mais, ingrate Sion, tu fus sourde à sa voix ; “ Et voilà que son bras a réduit en poussière

“ Le sceptre de tes rois.

& I] a lancé sur toi ses foudres vengeresses :

‘ Ton temple, tes autels sont détruits pour toujours ;

Leurs Et leur

“ Il a frappé du pied tes hautes forteresses,

Tes orgueilleuses tours !

S'élans

Les cie ]

Inclinen

Quitte, Galiléen, ta retraite profonde ; Va par tout l'Univers faire entendre ta voix : Et timide pêcheur va conquérir le monde :

6 Ton arme c’est la croix !

“ Et vous qu'à son banquet le Tout-Puissant convie,

Q race des gentils, ô fortunés mortels !

& À celni dont Ja mort vons a donné la vie

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& Elevez des autels.:

i Tressaillez d’allégresse, Ô peuples de la terre | ‘ Chantez avec les cieux l'éternel hozänna!

“ Car Dieu vient d’opposer le pardon du Cälvaire “ Aux foudres du Sina !”

Leurs voix roulaient encor dans les champs de l’espace, Et leur brillant essaim comme un astre qui passe, S'élançait par delà tous les mondes ravis.

Les cieux ont entendu leurs hymnes solennelles,

Et les demeures éternelles

Inclinent devant eux leurs augustes parvis.

Fleuves, ruisseaux, fontaines, Filtrant sous le gazon, |

Forêts, immenses plaines !

Montagnes dont les chaînes

Dentellent l’horizon |

Vagues, flots de la grève,

Ecume du torrent,

Rameaux bouillants de sève Que la brise soulève

De son souffle odorant !

Chantez Chantez

Murmures du rivage Îl est res

Où s’endort le flot bleu, A. Unissez «

Foudres qui dans l'orage

Déchirez le nuage | Chants:

Par un sillon de feu ! Car le jot

Le monde Et

ñ Avril 1853.

Des forêts murmurantes

Orchestre aux mille voix, Ouragans et tourmentes, . Cascades écumantes

Grondant au fond des bois !

Brillant concert des mondes, Rochers silencieux, Immensité des ondes,

Et vous, grottes profondes,

Chantez le roi des cieux !....

Chantez le roi des cieux, sur votre lyre immense! Chantez le roi des cieux dans un commun transport! Il est ressuscité !.... Pour chanter sa puissance

Unissez de vos voix le grandiose accord !

Chantez, bardes des cieux, sur vos lyres sublimes! Car le jour du Seigneur est enfin arrivé !

Le monde a consommé le plus grand de ses crimes,

Et le monde est sauvé !

O fils d Quand Ne rete Vous 8

Où Allait a

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