REZ
Je vais au ciel avec les anges,
Prier pour ma sœur et pour toi ; Je vais aux célestes phalanges :
A bientôt, ma mère, crois-moi ! ”
Ainsi sur sa funèbre couche, Parlait uu ange aux yeux d’azur, Et la mort au regard farouche
Planait déjà sur son front pur.
Cependant sa mère éplorée Semblait, dans son chagrin navrant, Vouloir sur sa lèvre adorée
Retenir son souffle mourant.
Ce fut en vain.... douce exilée Son âme prit vol vers les cieux...
La pauvre mère désolée
N’eut plus qu’à lui fermer les yeux.
. L'enfant se pencha vers la tombe :
Et l’on dit qu’à ce même instant, L'on vit une blanche colombe . Monter vers le ciel en chantant.
Sèche tes larmes, tendre mère! .
N’emplis pas ta coupe de fiel.;
Si ton fils a quitté la terre,
Ne pleure pas, il est au ciel!
Mai 1858.
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