‹ Mes loisirs [microforme]Chapitre 9 sur 46 · LE PREMIER DE L’AN · texte numérisé non relu

LE PREMIER DE L’AN

uare fremuerunt gentes et populi medidati sunt inania ? 30 antem constitutns sum Rex ab eo super Sion montem sanctum ejus, prædicans præceptum ejus.

Davi, Ps. II.

Ecountons... Minuit sonne, et la cloche sonore Semble jeter au vent le glas des trépassés. .., Ecoutons ce que dit l’airain qui vibre encore: Emporté par le temps dont le souffle dévore, Un an vient de s’enfuir dans les siècles passés !

Un an vient de sombrer sur l’océan des âges,

Et la main du présent lui jette un linceul noir. Le siéc À son premier matin l’air était sans orages, Avait Le ciel pur et serein, l’horizon sans nuages, Souffla Et son premier soleil fut un rayon d’espoir. L'espr

Et cou

Mais à peine avait-il, sur la mer ondtleusé, Pauvre Laissé flotter sa voile au souffle du Midi, Où l'or Que la foudre sortant d’une nue orageuse, Ferme Vint fracasser le mât de la nef voyageuse, Où des Et la vague écuma sur son flaric arrondi. H

Jetten

On les La bo F’atta On les

S Et qui

La nuit couvrit le ciel et s’éténdit sur l’onde } L’Autan fit retentir son râle de géant ;

Et l’esquif emporté par la vague profonde,

Sans voile erra longtemps sur l’abîme qui gronde

Et sombra tout à coup dans le gouffre béant,

Le siécle où nous vivons est un siècle en délire, Avait dit un poète à la puissante lyre.

Soufflant partout le vent des révolutions, L'esprit voltairien, avec un rire infâme,

Veut jeter son poison dans l’âme

Et courber sous son joug le dos des nations.

Pauvre siècle qu’on nomme un siècle de lumière,

Où l’on voit, aux palais comme sous la chaumtière,

Fermenter le désordre et le mépris des lois !

Où des bandits sortis des tripots et des bouges, Hurlant sous leurs longs drapeaux rouges,

J'ettent l’éclaboussure à la face des rois !

On les a vus les fils de ce siècle parjure,

La bouche vomissant le blasphême et l’injure, F’attaquer à la main qui voulait les bénir ;

On les a vus portant une main sacrilége

Sur ce que Dieu même protége,

Et qui disaient au Christ: Ton règne va finir !

Italie! Italie! ô terre infortunée!

Pendant le cours sanglant de cette longue année, Que de ruisseaux de sang ont sillonné ton sol!.. Quel est l’audacieux dont la main inhumaine

A brisé ton bandeau de reine Et dans sa rage osa te souiller par un viol ?...

Entendez-vous là-bas, par delà l'Atlantique,

Comme le bruit pressé de chocs retentissants ?.., La révolution, sanglante, satanique, Dans ses ongles étreint les peuples frémissants.

Devant son œil hagard tout tombe, tout s'écroule ; Tont l'Occident s’émeut au seul son de sa voix ; Et le monstre au milien des ruines qu’il foule

Est altéré du sang des prêtres et des rois,

Et le vieux monde qui, sur son front chauve et blême,

Porte le crime écrit en stigmates d’enfer,

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Se tord c

Tu mour!

A la Foi, Elle avait

Se retrem

À son bla Vos cœur Et la Foi À su parl

Vous vou Et le mon Jurant de

Contre les

Sur sa lèvre crispée étouffant un blasphôme,

Se tord comme un serpent sous ses griffes de fer.

Tu mourras! avait dit cette hydre sanguinaire, A la Foi, que son bras voulait anéantir....

Elle avait oublié que la Foi du Calvaire

Se retrempe et renaît dans lo sang du martyr.

À son blasphême horrible, à sa clameur impie, . Vos cœurs se sont émus, Ô fils du Saint-Laurent, Et la Foi qui dans vous n’est jamais assoupie

À su parler plus haut que les cris du tyran.

Vous vous êtes levés, levés comme un seul homme,

Et le monde a pu voir un peuple nouveau-né Jurant de protéger le Pontife de Rome

Contre les attentats d’un traître couronné.

Vous avez protesté contre la perfidie Et le flagrant mépris du droit le plus sacré; Contre la trahison si lâchement ourdie

Pour briser le pouvoir d’un vieillard vénéré.

Hier encore, ouvrant les vieilles basiliques C’est bi

Vos cæ

Qt Et si, b Nos pè

Ils sour

Que vos pères jadis élevèrent à Dieu, Vous vous précipitiez sous leurs vastes portiques,

Et la foule encombrait les parvis du saint lieu.

Et là, le front penché dans l’ombre et la poussière Vous répandiez à flot l’encens de la prière

Autour d’un glorieux tombeau Vous adressiez des vœux au Dieu de la victoire

Pour l’âme des héros tombés couverts de gloire

Aux champs de Castelfidardo. Et mair

Sur les

Apport

| Et vous disiez: “ Honneur à ces nobles victimes, Vient-i

À ces vaillants guerriers, défenseurs magnanimes Ou, tris

Du droit contre ses oppresseurs ! Et les «

Pimodan, Parcevaux, dignes d’apothéoses, Tombés en défendant la plus sainte descauses,

L'Univers vous doit des honneurs! ”?

C’est bien, fils de Champlain, qu’un noble sang anime!

Vos cœurs n’ont pas éteint cette flamme sublime Qui vous brûla dans tous les temps !

Et si, brisant le plomb qui recouvre leur bière,

Nos pères aujourd’hui revoyaient la lumière,

Ils souriraient d’orgueil en voyant leurs enfants.

Et maintenant pour nous une autre ère commence ; Sur les ailes du Temps un nouvel an s’avance,

Apportant nos destins dans l’ombre ensevelis.

Vient-il donner au monde un rayon d’espérance,

Où, triste messager, porte-il la souffrance

Et les sombres malheurs enfermés dans ses plis ?...

Quoique nous ne puissions sonder l’urne profonde Qui dérobe à nos yeux les destins de ce monde, Attendons sans effroi les éternels arrêts !

La barque du Pêcheur sait défier l'orage :

La parole d’un Dieu la garde du naufrage :

Le monde peut crouler, mais l'Eglise, jamais |

Décembre 1869,

Centau Spectr Monsti

Des ve Monar

Guerre

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