‹ Mes lundis en prisonChapitre 40 sur 43 · I... Oh I cette bibliothèque, avec son odtur de moisi, les · texte numérisé non relu

I... Oh I cette bibliothèque, avec son odtur de moisi, les

issons volants empaillés de ses étagères, ses oeufs d'au-

cheâ ajourés en lampes arabes, ses grands albums d'ima-

; militaires, son cadre sacré qui contenait une feuille du

lie de Sainte-Hélène et la petite boîte de dragées impé-

les ramassée devant Notre-Dame le jour du baptême du

i de Rome !... Hélas ! hélas ! ô mon doux paradis de mou-

e paradis était situé au fond d'un long chantier de bols,

is un petit pavillon humide, où mon oncle Claude habi-

avec sa plus jeune sœur, Lise, la tantle Lise. Les douze

quinze autres s'étaient mariées, les unes bien, les autres

l, subissant des destinées différentes et bizarres, mais

tes restaient fidèles zélatrices de cet aine, en qui s'exal-

l'intelligence de la race. Quant à Lise, la cadette, elle

tait dès le bas âge entièrement sacrifiée à Claude, l'ar-

;e, le savant, l'honneur de notre sang bourgeois. Même,

temps voulu, elle se refusa à toute alliance, désireuse de

;er fille comme il était célibataire, et elle versa sa modeste

dans les affaires du marchand de bois bibliophile.

si le força-t-elle de la garder avec lui.

3d8 LA POLICE PARISIENNE

Bakni! aeiU a ditpmnt des u Tante Lm ». U y en a« 1 é^ocfue où il écrivitr et la Bourgeoisie lui es fonroûsail eore lies modèles. Il n'y en a plos aujourd'hui, dit-oiL. pis! Ou plutôt tant mieux, comme toqs allez voir, luieniie était, à cinquante an» encore, ua type de caiM joyeuse, de virginité totale et absolue et de céleste puéri réarmée contre la vie, qu'elle ignora tsajoars, par imique affection, ne croyant pas- plus à Tinjustice qu'ui seau, né dans sa ca^e, ne croit aux ouragans, les laia e* mtBurs étaient povr elle lettres closes. EHe n'avadt pa» k seul livre de la bib'ioihècpie. A opioi lui e&t-si servi d< cDnuaitre? Elle se bornait à refléter son frère, à dou ingénument se» manies, ses paroles, ses gestes et jus ïses idées de vieil enfant gâté. Toujours gaie, d'ailleurs, j ine la rappelle encore que le rire aux lèvres, dans la vi lointaine de ce chantier de bois dont Les poutrelles, alig au cordeau, formaient des architectures romanes de cav< voûtés et de cloîtres éventrés.

L'oncle Claude mourut, et le chantier demeura à t Lise, dont c'était l'unique ressource. Comme elle £ appris le métier et connaissait la clientèle, eHe continua le commerce, plus fait pour des brutes, certes ! que pour lli cente créature qu'elle était. Ses sœurs l'avaient peu à (.délaissée, et je restai bientôt sa seule famille, car je l'iEdi pour sa bonté joyeuse et sa belle bibliothèque, pleine poissons volants.

Une aprés-dinée de septembre 1866, tante Lise m*an^ chercher par sa bonne, une ancienne d'ailleurs à l'o Claude, mais qu'elle avait gardée à son service, d'abord p< (|ue « elle n'avait pas vu ça! » et ensuite pour avoir à parler de lui quand je n'étais pas là. — Venez vite ! m< la Victorine. — Je trouvai la vieille fille effondrée sur fauteuil, pleurant à chaudes larmes avec cet hébétei des enfants qui souffrent étonnés devant la douleur, inspecteur s'était présenté le matin au chantier, pen qu'elle s'habillait, et sous couleur de faire une commaaf avait vérifié aux balances d'une bascule le poids de la li son. Le garçon de chantier avait faussé la mesure. compte n'y était pas. Soupçomier la tante Lise de vend faux poids, c'était soupçonner saint Louis de recevoii pots-de- vin sous son chêne ! Mais l'inspecteur était de chante humeur; il avait dressé procès-verbaL C'était la ' rectionnelle !

— Les patrons sont l'cspousables, s'était-il écrié vi^

MES LUKDIS ÏN PRISON

Heat en poct&saiit la porte. Tant pis pojar tohb, mademoiselle Lise !

Dire à tante Lise qu'un louis bahilemevA ^ssé dans Ja patte de rinspecteur eût étsoefaé sa soif de justice/ c'était parler iiébreu à la pauvre 'créatnpe du ^<m Dieu. 'EOe lïe m'ftiiratt pas compris, et d^aîUeurs, 11 était trop tard. Mais la laisser comparaître «taos un prétoire, eîle ! c'était la mort ! Oans no6 familles bourgeoises d*alors, Vi^ée de la sellette était Tune de celles qui alluamaient le rédbaud du «uicide, et ""infortunée avait «ous la main autant de charbon qu'elle

a voulait. Je me nais en miettes pour lui éviter Thorreur de cette correctionnelle.

i'aikâ supplier rinspecteur de retirer sa plainte. Mais le gouj^at teuait un être faible, et il parait que ça ne lâche pas de pareilles proies. 1>e quel supérieur se vengeait il sur ♦elle? Je tentai d'organiser en faveur de tante Lise une pétition de quartier. Elle habitait le sien dex)uis trente ans. Mais Je m'aperçus bien depuis que chacune de mes démarches Jui valait un témoin à charge, tant on est lâche, en France, devant la justice à tête de Méduse que le Corse nous a faite. Un jour vint où il ne me resta plus qu^à nous prémunir de ce qu'on appelle encore aujourd'hui (décembre 1888) un bon avocat.

Ce fut, il m'en souvient. Edmond About qui me !e procura. Je le' rencontrais as?ez FOuveHt, à cette époque, à la Comédie-Française, et je l'avais intéressé à ce drame de famille. Il me mit en rapport avec Chaix d'Est-Ange, le fils, qui se <ck«rgeatout de suite de ^affaire, sans le croire^ bien entendu, mais il débutait. Et l'audience vint.

J'étais allé chercher matante en voiture. La Victorine l'habilla et lui mit quelques rubans machinalement comme pour les jours de fête ou de promenade. Lise riait de son rire enfantin ; elle avait l'angoisse docile et suppliante des pauvres chiens qu'on va vivisecter et qui flatte des yeux l'opérateur. Est-ce qu'elle savait ce que c'était que la justice? D'ailleurs, n'étais-je pas là, moi, son neveu chéri, et avec l'avocat célèbre que je lui avais décroché, grâce à mes belles relations ? Enfin elle était innocente ! Parbleu î Je l'emmenai, et nous arrivâmes au palais de Thémis. On appela son nom, et elle comparut. Oh ! cette audience, vision ineffaçable d'horreur î...

A l'annonce de sa profession, marchand de bois, une rumeur dé haine avait couru tout l'auditoire. Explique qui pourra pourquoi certains commerces sont d'abord impopulriies ! Celui de marchand de bois est. du nombre. Ce fut le miaulement des tigres romains, dans leurs cages, à

l'odeur d'une martyre. Tout était déjà fini. Muette, i déinoutée effrayante à voir, tante Lise ne répondit \ mot à l'interrogatoire. Il n'y avait plus rien en elle. L( sidetit n'en obtiot que ce balbutiement : « Mon frère EtChaiz d*Est-Au^e, le iils, plaida. Il plaida très bien, i Chnix d'Est-Aoge, et si bien, que tante Lise en fut r pour quinze jours de prison, seulement !

— Bah! ma dière demoiselle, lui disait Taicnable a. dans la salle des Pas-Perdud où il l'avait reconduite, qu'est-ce que quinze jours à Sain t- Lazare ? Vous sen entre femmes, et très bien soignée ! Allez-y dès Cf soi croyez-moi, ce sera plus tôt flni.

— Oui, dit-elle, et elle désira revenir d'abord au cba. Elle y prit son paroissien, remonta eu voiture, et elle f constituer recluse, .le l'embrassai sur le seuil de la poi je lui promis de venir la prendre, sa peine faite, quinze après, heure pour heure*.

J'étais bien jeune alors et j'ignorais encore tout ce faut :»avoir, dans notre société bien constituée, pou défendre, même et surtout de la justice. Mais si j'avai ce que c'était que ce pénitentiaire de femmes placé l'invocation de saint Lazare, le ressuscité ; si j'avais pu ner ce que, dans son pêle-mêle infâme, cachait ce lup de correction, je le jure, monsieur Herbette, je n'aurais laissé cet être angélique y entrer vivant. Et j'aurais bien quoi qu'il dût arriver.

La quinzaine achevée, écoutez bien ceci, tante Lise trouva à la porte. Elle s'accrocha à mon bras, grelotta épouvantée, quasi hagarde, et elle voulut courir, oui, co. et de toutes ses forces. Je ne pus lui arracher aucune e.^ cation, aucun récit, pas même une plainte. Parvenus chantier, elle descendit à la bibliothèque, s'arrêta deva: daguerréotype de son frère, pendu auprès du cadr sainte Hélène, fit un grand signe de croix et tomba, était morte « bourgeoisement •>.

Lorsque je ramassai son paroissien, j'en vis toutes marges souillées par des dessins obscènes. Les hyènes folie du pénitentiaire national lui avaient fait cette plais terie !

J'espère tout de même qu'il y a un paradis !

J'adresse mes excuses à M. Emile Bergerat our lui avoir fait cet emprunt sans le consulter ; et je prie le^ poète, Fartiste, d'accepter mes félicitations. L'histoire arrivée à« Tante Lise » est écrite avec une grande élévation de cœur et d'esprit, elle prouve une fois de plus combien il faut être prudent en matière d'arrestation ; les époques troublées devraient être les seules où on emprisonne les gens honorables.

La détention préventive est une pénible néîssité ; mais le prévenu jusqu'au jour où Ton a

«tatué sur son sort doit avoir un régime spécial 'ayant rien de commun avec celui des coudâmes ; du reste l'article 604 du code d'intruction nminelle mentionjie que « les maisons d'arrêt

et de justice seront entièrement distinctes des pisons établies pour peine. »

A l'exception de la Grande Roquette, les aues pénitenciers renferment des inculpés, des ►ntrevenants et des condamnés.

La nouvelle prison deNanterre, loin de ren- ^e les services qu'on attendait d'elle, se trouve 1 contradiction avec l'article du code que je

ens de citer, puisqu'elle esta la fois répressive, dlulaire et hospitalière.

Triste hospitalité que l'on accorde à de vieux availleurs dont la vie est sans tache et pour

lesquels le Bureau de bienfaisance reste [Suffisant. En pénétrant dans ce « Dépôt de lendicité, » ils laissent au dehors leur nom avec ur orgueil et prennent un numéro d'ordre qui

acur permet de se coucher et de mourir en

402 LA POLICE PARISIENPTE

compagnie de mendiants et de vagabonds pi fessiomaels.

En 1869, le budget de l'Assistance publique dépassait pas vingt millions, il est vrai qu'à oefi date elle connaissait le nombre de ses pauvre

Elle reçoit plus de quarante raillions, et m^ gré le développement sous toutes ses form des institutions charitables privées, elle ne pe suffire à placer les vieillards besoigneux d 74 communes de la Seine.

Les habitants de Paris ont encore la re source d'asiles véritablement hospitaliers ; 1 communes en sont dépourvues, et cependaj toutes inscrivent à leur budget, sous la rubr que : « Dépenses obligatoires », un abonneme pour admission, aux hôpitaux, de malad qu'on ne reçoit jamais, et des sommes pour L ah'énés, les filles mères et les enfants assisté En ce qui concerne les vieillards des deu^ sexes, infirmes, pauvres, l'Assistance publique ne fait rien, et lorsque ceux-ci réclament des soins, un lit et du pain, on leur offre la prise ou le dépôt de mendicité, seul refuge possible pouvant assurer une existence matérielle aï inva;lides du travail qui n'ont commis au<ni« crime, aucun délit, et que cent années après la grande révolution, on assimile encore à des coupables.

Du sort des vieillards, je passe sans transition à celui des enfants indociles sur lesquels l'autorité delà famille devient impuissante. L^J filles ont maintenant un asiie pailioulier qiÀ 1 évitera les recrues désignées d'avance pom' 'la

MKS LUNDIS EN PftlSOX 403

Qstitutîon ; les jeunes gens sGat dirigés sur la itite Moqu»eUe.

L'enfant intéresse toujours. Lorsqu'il e&t ?vé dans un Hiilieu naisérable, mêlé à une 'oraiscuité malsaine, il en subit riniAi'enGe,se irrompt vite, et les mauvaises actions qu'il ^mmet sont souvent excusables. C'est pourquoi ne faut pas le frapper de condamnations et i fabriquex un casier judiciaire ; son envoi ême en correction ne doit pas être une peine, ais une mesure prise dans le but de le rameur à rkonneur par le travail. Le mot de corïction devrait être rayé sur les* papiers officiels - remplacé par ceux « d'éducation administra- ^e ».

A seize ans^ qu'on eu fasse un âi^arin, à dixuit un soldat, ou qu'au sortir de la Petite oquettc il ait un outil dans la main autre que i pince-monseigneur du voleur, ou le couteauf^ignard de l'assassin , et un grand pas sera it. La majorité des enfants est capable de mo- ^alisation, ne désespérons jamais d'eux. Dans fous les pays, ils ont les mêmes besoins parmi squels dominent la faim et la liberté- Que îur estomac soit aussi bien traité que leur loral, et Ton aura vite raison de cet abus de berté que même les hommes, soi-disaaat l'aisonnables, poussent jusqu'à la licence.

Pour les prisonniers, quels que soieat leur âge tleur sexe, l'emprisonnement collectif corrompt ceux qui voudraient se relever ; c'est l'école de la récidive au premier chef. Là on oublie famille, devoir, travail, et ceux qui ont gardé

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quelque sentiment de honte ou d'amour-j pre, le perdent. Contre la récidive, la celluli le meilleur remède ; elle inspire l'effroi, ca plus endurcis redoutent le silence, la solit elle dompte les hommes pervers , et ramène au les égarés. L'avantage de l'isolement est in testable et ne produit pas cette influence fâch sur la santé que les philanthropes se plaise lui accorder. En tout cas, si l'isolé ne de^ pas meilleur, au moins il n'achève pas de pej tir les autres. ^

Le 20 janvier 1889, sur 250 forçats détenu Fort Lamalgue on comptait 18 condamn mort dont la peine avait été commuée en < des travaux forcés. Les crimes commis pai misérables étaient de ceux n'ayant aucun ca tère passionnel. Ils avaient tué pour vole néanmoins ils ont obtenu leur grâce !

La peine de mort n'épouvante plus les as sins. Il en serait autrement si le criminel promptement jugé et toujours exécuté. La titude d'avoir la tête abattue, non sur la j publique, mais dans l'intérieur de la pri arrêterait souvent l'idée de commettre le cr

La réclusion perpétuelle devrait être aj cable aux voleurs incorrigibles, aimant parer de leurs vices, et l'amélioration du réservé aux hommes susceptibles de s'amen Il ne manque pas de travaux utiles, indispe blés à entreprendre : l'Afrique est Vaste et( nos pays de protectorat, le défrichement terres chaudes exige de jeunes et vigou bras. Nos hommes politiques s'attendrissent

mortalité de ces climats malsains et refusent

expédier certaines catégories de malfaiteurs; lis, avec une incroyable inconséquence, ils y voient mourir nos courageux troupiers.

Le travail dans les prisons mérite une orgaation moins défectueuse, il doit être effectif, A intermittent, et plus rémunérateur. Il est cessaire que les prisonniers travaillent.

L'Etat ne saurait trop encourager les sociétés

patronage, les colonies privées, ne servant 5 d'entreprise à Texploitation de Tenfance, ais qui, comme celle d'Orgeville, rendent de ands services par la transformation des enits abandonnés ou coupables en de bons ci- ^ens.

M"® de Grandpré est la créatrice de l'Œuvre 3 libérées de Saint-Lazare, qui fonctionne de- LS 1880, et d'honnêtes femmes n'ont pas relé à lui prêter un généreux concours. Toutes Lvailleftt sans relâche au relèvement des filles mt subi leur peine et qui se trouvent abannnées. On leur offre, en quittant Saint-Lazare,

abri et du travail afin de prévenir la récite.

On revendique les droits de la femme, mieux idrait soulager ses souffrances, car la grande moralité sociale est un salaire qui ne lui •met pas de vivre. L'homme assez puissant i pourra, dans l'avenir, trouver le moyen de

faire honorablement gagner sa vie sera le ritableroi, il sauvera de la misère, de la prosution et du vice les veuves et les filles panes.

-■'t^mm

406 LA POLICE PARISIËNITE

Un choix ^rieuic doit présider à Isl mmm tioq du per&ocmal des prisons; c'est ce pan nel qui Le plus souvent suscite les actes d'in cipline pour avoir Toccasion de montrer zèle. Des hpnunes doux, dévoués, sans aUi par trop décoratives, ayant plifô souci de gner le fond que la fornae, seraient très né saires. JL#es directeurs jouissent d'un pow discrétionnaire ; ils se rendent tout-puissantsont arnîiés d'une façon formidable ©c^iti^e 1( prisonniers ; cependant, parmi eux, que d'imp santés nullités! C'est là où justement résidte énorme danger. Je m'explique : Un rapport adressé au Préfet de police sur la tenue pensionnaires, et ceux dignes d'indulgence f signalés à la commission des grâces. Eh ! bi il y a lieu de se méfier autant d'un rapport directeur que de celui d'un médecin aliéni Tous deux sont redoutables. Le Directeiu* croit pas qu'un égaré revienne au bien, ' plus que le médecin pense que son fou rev?

dra à la raison.

Quant aux gardiens, ils sont malheureusem admis sans contrôle suffisant et ne présenf pas toujours les garanties de moralité dési blés puisque des attentats à la pudeur, ont i commis par quelques-uns (1). Les actes d'J moralité et les mauvais traitements, surtou

(1) Charles H., . „ gardien à la Petite Roquette, cna^aii d'avoir eu des « conversations criminelles » avec de jeu détenus, a été condamné par la 10e chambre correctionn pour outrage public à la pudeur, à quatre mois de prfj (Avril 1887.)

Petite Roquette, ont une portée incalculable, rte prison ne doit pas être un terrain de cul- •e pour les petits malfaiteurs en herbe, et il ne ft plus que les siu'veillants chargés de redresr le moral et de rectifier la conscience y seignent et pratiquent la cm'ruption.

Aujourd'hui 5 mai 1889, je termine ce livre moment où Ton fête Fanniversaipe de la volution. D'après les orateurs officiels, elle irait fait table rase de l'ancien régime, pour ïblir les droits de l'homme, et jamais nous avon& eu, en France, autant d'ennemis politites. L'aristocratie de l'argent a remplacé tristocratie de race ; Goliath et ses pareils sont venus souverains.

Avec l'esprit d'égalité répandu dans les mœurs y la démocratie triomphante, on arrive à croire le l'on tient à conserver le souterreor et que spectacle de la prostitution sera reconnu utilité générale.

M. Yves Guyot n'est-il pas ministre des traux publics ?

Ses électeurs ont le droit d'exiger la réalisaon de son programme. On le dit homme de arole, d'action, et capable de tenir ses enga- -sments.

Pour façonner les enfants, on a proscrit rieudes écoles, des hôpitaux, des prisons, des vres, et par opposition à l'instruction reliieuse, on prêche partout l'athéisme.

Les jeunes gens deviennent grossiers, prennent des allures cyniques, sans doute pour

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montrer leur supériorité ; sur la voie puo^ dans les gares de chemin de fer, ils bousc" le prêtre, injurient la sœur de charité, k..

respectent plus la femme. A force de leu péter qu'ils ont des droits, Tautorité paterL perd chaque jour de sa suprématie, et le de famille n*a plus le courage d'indiquer l enfants leurs devoirs.

Il n'est question que de réformes réab'séet, progrès accomplis, et la précocité dans Je ■ grandit toujours.

Les jeunes criminels abondent, la statisti judiciaire annuelle en fait foi. C'est là un tr symptôme social. L'instruction ne manque p on la vulgarise, puisque depuis 1880 la dépe pour les lycées, collèges et écoles prima* s'est augmentée de cinq cents millions, résultat de cette exorbitante augmentai donne à penser que plus Ton cherche à h apprendre, moins on paraît vouloir comprend

Le mal est comme un grand courant que i maîtres actuels ne pourront endiguer.

J'en appelle donc à toutes les lumières toutes les intelligences, pour la fin de ce siè< et souhaite bon courage aux réorganisatei Ils auront bien mérité de la Patrie, s'ils f observer la loi par les grands comme par petits ; si la maiir de l'autorité ne s'abaisse q pour préserver et non pour sévir ; s'ils ordonne l'application de la loi du 3 décembre 1849 expi sant les étrangers condamnés en France ; s' réforment complètement le système pén substituant le régime cellulaire au régit

^mmun, la réclusion perpétuelle à la déporta-

n qui, par elle-même, n'est pas un mauvais

)yen pour adoucir la peine des prisonniers

isceptibles de s'amender.

Je pense que la peine de mort appliquée dans

ute sa rigueur, au milieu de la prison, en pré-

ince des réclusionnaires à genoux et entourés

3 soldats prêts à faire feu, produirait un effet.

ilutaire.

Je forme des vœux pour Tanéantissement delinte-Pélagie, vieille maison croulante, vieux d de malfaiteurs, conservatoire du vice,pouiTiire de prison où grouillent encore les antiphyoxques, et pour la démolition de Saint-Lazare, cet< itre foyer corrupteur.

Je voudrais voir la Petite Roquette remplacée par des écoles militaires d'où sortiraient deslarins, des soldats ; je voudrais Tabolition des Spots de mendicité, et la création d'asiles pour s vieillards; je voudrais enfin du pain et du ^"avail aux malheureux, ailleurs que dans les. disons.

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