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Par cause de maladie

« part et nous vous prions d'agréer Texpression de nos « meilleurs sentiments.

Pour le Comité : A. Viguier, secrétaire. »

« Par suite, une convocation, en Assemblée générale, a été décidée et fixée au mardi, 22 mai, afin d'élire un nouveau chef, i

Le dimanche 20 mai, le même journal ajoutait :

€ — Dimanche dernier, le Ménestrel, le premier de tous les journaux, annonçait la grave nouvelle de la retraite dé- Gnitive de M. Deldevez, chef d'orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire. Depuis, cette nouvelle n'a fait que s'aggraver, si nous en jugeons parles bruits qui arrivent jusqu'à nous. MM. les sociétaires seraient loin de se trouver d'accord sur le choix d'un nouveau chef, et certains d'entre eux et des plus influents, dit-on, porteraient leurs suffrages sur un compositeur, au lieu de s'en remettre à l'expérience acquise d'un chef d'orchestre de profession. Ainsi, MM. les chefs d'orchestre de l'Opéra et de l'Opéra- Comique, s'ils se présentaient, se trouveraient en présence, mardi prochain, de MM. Ernest Guiraud et Benjamin Godard. Cet ordre d'idées accepté, d'autres candidatures peuvent se produire dans les 24 heures, et le répertoire de \bl Société des Concerts se trouve exposé à passer aux mains de compositeurs d'une valeur musicale indiscutable, sans doute, mais qui n'ont jamais dirigé que leurs œuvres. Nous le répétons, ceci double la gravité de la retraite de M. Deldevez, et si nous avions l'honneur de faire partie de la Société des Concerts, nous proposerions l'ajournement de toute élection, afin de ne point prendre à la hâte un parti définitif qui pourrait bien être vivement regretté à courte échéance. La Société des Concerts du Conservatoire

compte aujourd'hui de redoutables concurrences; qu'elle vaille bien à Thonneur du drapeau 1 »

Dans un troisième article, le Ménestrel ùm dimanche 27 mai complétait son compte rendu :

« — Dans sa séance de mardi dernier la Société des Cort' certs a fait acte de sage prévoyance en ajournant tout changement de dynastie. Elle s'est tout simplement confiée de nouveau aux mains de M. Deldevez, lequel s'est rendu avec autant de bonne gr&ce que de dévouement aux instances des délégués en restant à lu tête de la célèbre Compagnie symphonique du Conservatoire. Une forte majorité a décidé de cette solution inattendue, et lorsque la députation, chargée, séance tenante, d'aller présenter à M, Deldevez ]e vœu général des sociétaires, est revenue transmettre son acceptation, d'unanimes bravos ont éclaté dans la docte assemblée. C'est ici ou jamais le cas de redire : « Tout est bien qui finit bien. »

« Voici du reste exactement comment les choses se sont passées : La Société des Concerts du Conservatoire s'est réunie mardi dernier en assemblée générale sous la présidence de M. Ambroise Thomas. Après la lecture par M. Viguier, secrétaire, du compte rendu se terminant par l'annonce que M. Deldevez avait exprimé l'intention formelle de prendre sa retraite et que les démarches du comité n'avaient pu le faire revenir sur sa décision, M, Lebouc a demandé la parole, et, après avoir exposé qu'il avait la conviction que cette décision de M. Deldevez, inspirée par sa discrétion et sa m.odestie bien connues, coderait devant un vote de la Société entière de qui dépendait sa réélection, il a proposé une motion par laquelle « la Société priait son digne chef de revenir sur sa déci- « sion et d'accepter sa réélection pour deux ans. » Votée par 78 voix sur 404 votants, cette motion a été, séance tenante, présentée à M. Deldevez par quatre délégués qui,

une demi-heure après, ont rapporté son adhésion accueillie par des applaudissements unamimes. » *

Me voilà donc réintégré de nouveau dans mes fonctions pour deux ans.

A la répétition du samedi 20 octobre 1883, voici en quels termes j'expliquais, à mon tour, la réserve que je m*étais imposée à l'égard de ma troisième réélection.

Messieurs,

Si je n'ai pas cru devoir, de nouveau^ maintenir ma candidature, cette année, c*est par un sentiment que vous avez été à même d'apprécier.

D'ailleurs, me trouvant en présence de réélections an* térieures, ne devais-je point laisser à la Société, son entière liberté dans sa décision souveraine?

D'un autre côté, je pouvais croire, réellement, le moment de ma retraite arrivé, et quelque pénible que fut cette séparation, je devais la provoquer, averti maintes fois par mes absences involontaires.

Voilà, Messieurs, les motifs qui m'ont fait persister dans ma détermination auprès de Messieurs les Membres du Comité.

Maintenant, vous savez le reste.

Oui! Messieurs, soyez persuadés que je ne quittais pas la Société sans un profond chagrin, me sentant animé d'un entier dévouement pour sa prospérité, aussi bien dans la réserve de certaines tendances modernes, que dans* le maintien traditionnel du classique qui a été pour la Société la source d'une ère glorieuse !

Permettez-moi donc, Messieurs, de vous exprimer ici ma vive reconnaissance pour la sympathie, dont vous avez bien voulu me donner une nouvelle preuve.

1884. — Une proposition adressée à la Société des Concerts, par l'Institut.

Llnstitut demande à la Société de se charger de l'exécution annuelle du prix décerné au concours Rossini.

€ ... Ce serait rendre hommage au nom illustre du fondateur du concours, en même temps, donner un appui utile à l'institution. »

En effet, la garantie de l'exécution par la Société des Concerts, de l'œuvre couronnée, ferait surgir, peut-être, des noms de candidats susceptibles de rehausser le prestige de ce concours; — l'Institut affecte une somme de six mille francs pour chaque exécution.

Telles sont les principales conditions de la proposi-^ tion.

Maintenant cherchons, en vue de Tintérôt particulier de la Société des Concerts, que chacun de nous doit tenir en première ligne, les arguments en faveur, et contre la proposition.

La Société, en acceptant la proposition, reste-t-elle fidèle à sa mission? Conserve-t-elle son caractère d'indépendance? — Deux questions qui, jusqu'à ce jour, n'ont point été mises en doute. Quant à la première, le règlement reste muet sur toute idée de patronage, d'aucune sorte, de tout concours prêté à d'autres sociétés ou institutions, d'où il ressort une affirmative des plus formelles. Quant h la seconde question, touchant son indépendance :

— Article 16, t Le comité fixe le nombre et l'époque des concerts, en arrête les programmes. »

— Art. 33. « La Société désigne des juges pour Tadmission des ouvrages nouveaux, etc. »

La Société des Concerts a, comme nature distincte, rélément symphonique ; pour principe : le répertoire des chefs*d*œuvres de TÉcole classique •

A ce point de vue la Société sort de son élément en prêtant son concours pour Texécution d'œuvres particulièrement vocales ; el]e déroge à son principe en acceptant un jugement autre que le sien : le lauréat couronné un auteur inconnu jusqu'alors.

La Société ne doit-elle pas, au contraire, se réserver pour les miaitres modernes, pour les compositeurs membres de rinstitut? Autrement elle abdique son indépendance.

Une fois engagée sous une autorité autre que la sienne, il est à craindre que la Société soit contrainte de céder à d*autres influences. Et si de pareilles offres ne lui ont pas été faites jusqu'à présent, c'est qu*on reconnaissait, dans Topinion publique, le caractère indépendant de la Société.

Sans cela, Tlnstitut pouvait frapper plus tôt à notre porte, pour lui-même, pour le grand prix de Rome, aussi jaloux de prestige pour ce concours que pour l'autre.

Le Conservatoire pouvait, de son oôté, nous demander pour les envois de Rome, pour les exercices de chaque année.

Le sentiment d'indépendance était tel, chez quelques uns de ses membres, qu'ils n'admettaient même pas la dénomination de Société des Concerts du conservatoire !

Sous le rapport de Texécution, la Société n'a-t-elle point à réfléchir? N'a-t-elle pas à se garantir des exécutions moins parfaites, moins finies qui seront inévitablement celles des œuvres couronnées auxquelles la Société ne pourra apporter les soins nécessaires, surtout pour la partie chorale qui exige beaucoup plus d'études que la partie instrumentale. L'équilibre à maintenir, entre le

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personnel du chant et de Torchestre, quant aux droits de présence, pourra-t-il s'établir sans conflit de part et d'autre?

On aura pour ces sortes d'exécutions des interprêtes solistes, des personnages... étoiles, des chanteurs que la Société n'eût point admis, ou ceux dont le nom est une réclame et qu'elle ne peut obtenir pour ses concerts.

Cette question, dira-t-on, ne nous regarde pas. Soit! Mais nous serons toujours sous le joug de la domination d'une autorité supérieure.

Reste la question de l'allocation offerte.

D'abord, elle est moindre que celles qui ont été acceptées précédemment. La Société a été appelée d'origine, pour réceptions officielles, etc., moyennant une somme de huit mille francs ; ce précèdent a ouvert la voie à quelques particuliers au nom de sociétés de bienfaisance. Dès lors, la Société a été cotée au chiffre de 8,000 francs, ce qui a fait dire par quelques malveillants qu'à ce prix, tout le monde pouvait l'obtenir.

Aujourd'hui on demande à l'engager annuellement, à un prix moindre que par le passé, et dans des conditions différentes, c'est-à-dire en sous ordre et abandonnant son initiative.

Il est vrai qu'on lui laisse le droit de parfaire la somme primitivement fixée (8,000 fr.), en mettant à la disposition du public un nombre de places suffisant pour arriver au total, le chiffre n'étant point assuré.

On lui laisse encore son autorité sur tous détails touchant la question d'exécution, par exemple : le soin d'appeler, en dehors du personnel de la Société, le nombre d'externes commandé par le compositeur de l'orchestre de la partition qu'on aura à exécuter, ce qui ne laisse pas que d'établir un compte qu'il faudra considérer ;

Les études à disposer; les répétitions partielles à fixer ; les répétitions d'ensemble, générales, etc. etc.

En cherchant les avantages que pourrait offrir la pro-

position ci-dessus, un sentiment d'intérêt et de dignité pour la Société a fait naître les arguments que nous donnons contre la proposition et qui sont venus affermir plus encore notre conviction.

Telle est notre opinion.

(Ifardi 4 mars 1884, à Tissue du Comité).

Il y eut cependant une? tentative faite de ce genre.

Une proposition antérieure, mais d'une plus grande difficulté d'exécution — ce qui empêcha probablement d'y donner suite — fut l'objet d'une demande analogue.

Me trouvant retenu en ce moment par indisposition, je reçus de M. le Secrétaire la note suivante :

€ Au comité de mardi, 26 février 1878, M. Vaucorbeil est venu officiellement de la part du Ministre demander à la Société de se charger de Texécution H opéras nouveaux, exécutions qui auraient lieu en partie au printemps, après la session, et, en partie, au commencement de Tautomne.

c En présence de l'insistance du commissaire du gouvernement, nous avons dû lui donner réponse, et nous l'avons donnée affirmative .

« L'idée du Ministre est d'offrir aux jeunes compositeurs une compensation à la suppression du Thé&tre-Lyrique. Les ouvrages remarqués, à ces exécutions, seraient imposés &UX théâtres subventionnés.. »

Cette proposition fut écartée.

1885. — Année cruelle! Maladie grave — double démission.

D'abord celle de la Société des Concerts.

... On me donna bien à entendre, dans le comité, qu'il

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pourrait surgir, comme il y a deux ans, une manifestation de quelques uns de mes amis se portant garants du retour de ma décision. Et alors?..

Mais cette fois — dis-je — je serai présent à l'assemblée, et j'ai la ferme volonté de décliner toute proposition ayant trait à une réélection.

Ce qui fut dit fut fait.

J'assistai à l'assemblée et, après la lecture du procèsverbal de la précédente séance, je demandai la parole. Je m'exprimai en ces termes :

Messieurs,

La maladie qui s'est abattue sur moi, est venue briser des liens qui m'unissaient à la Société des Concerts depuis sa fondation. Elle m*a apporté, en retour, des consolations, et les preuves de sympathies les plus précieuses.

Les différentes fonctions, dont la Société m'a investi, pendant les périodes successives auxquelles j'ai pris part, m'ont permis de célébrer avec elle mes noces d'or !

Cette prérogative n'a pas été sans amertume pour moi, car j'ai vu disparaître, hélas I bien de mes chers contemporains. Heureusement la Société forte, de son principe constitutionnel, garde foi dans l'avenir, dont elle ne saurait douter !

J'ai eu, en compensation de nos pertes, le bonheur de concevoir de nouveaux sentiments de confraternité et d'affection avec la Société renouvelée, la Société actuelle, qui, appréciant mon attache au passé, a conservé la tradition classique, en mémoire de ses illustres maîtres qui ont fait sa gloire.

Je pouvais espérer alors, complétant mes états de service et remplissant mon devoir jusqu'à la dernière heure, remettre, un jour, en d'autres mains, le mandat que

je tiens de vos suffrages. Et ce jourétait prévu, je ne dirai pas attendu, du moins de mon côté, car je prévoyais le moment douloureux de la séparation.

Je désirais donc répondre, encore cette année, aux témoignage d*estime de la Société que je considérais comme une suprême faveur.

Il en a été autrement, vous le savez ; et, comme pour mieux marquer le terme du sacrifice, il faut que poursuivi sans rel&che parle mal, ce soit en abandonnant mon poste malgré mes efforts, et cela en pleine session, que se voie terminer ma carrière !

Enfin il faut se résigner I

D'ailleurs ce n'est point seulement par notre concours, par notre activité que nous devons servir les intérêts de la Société, c'est aussi en permettant, chacun de nous, à son tour, à de nouvelles générations de profiter du bien que nous avons pu faire, ou de faire mieux, si nous n'avons pas été à la hauteur de notre mission.

Aussi ma résolution est-elle irrévocable 1

Qu'il me soit permis de passer rapidement sur cette question si pénible, en résumant ici mes intentions formelles.

Je déclare donc renoncer à toute candidature nouvelle, ainsi qu'à toute proposition bienveillante qui pourrait surgir à mon égard.

Veuillez agréer. Messieurs, mes regrets sincères, et recevoir mes adieux I

En me retirant de la Société, j'y reste toujours attaché par le cœur, et par les vœux que je forme pour sa prospérité.

Permettez-moi de vous donner à tous, Messieurs et ehers camarades, l'accolade fraternelle, en embrassant notre cher et aimé Président, comme témoignage de Tamour que toute ma vie j'ai voué à Tart et à la Société des Concerts !

Le 2 juin 1885.

^ Maintenant^ demeurait une autre question qu'il me fallait terminer.

J'avais un dernier devoir à remplir ! — ma démission de professeur de la classe d'orchestre au Conservatoire.

J'écrivis la lettre suivante à M. le Directeur.

Le5 octobre 1885.

Monsieur le Directeur,

Après m*ètre séparé de la Société des Concerts, il me restait encore un acte non moins pénible à accomplir :

Je viens vous prier, Monsieur le Directeur, de vouloir bien accepter ma démission de professeur de la classe d'orchestre au Conservatoire.

En remettant entre vos mains mes fonctions de chef d'orchestre, laissez-moi jeter un regard consolateur vers le passé.

Je me souviens avoir été désigné par vous. Monsieur, pour écrire la musique d'un ballet que vous avait demandé M^^^Lucile Grahn; Plus tard, lorsque je me présentai pour succéder à M. George-Hainl, j'ai trouvé, en vous, un puissant appui dans le haut patronage du Président de la Société des Concerts.

C'est alors que vous avez créé la classe d'orchestre en m'en confiant la direction.

Vous le voyez, mon cher Maître, ce sout là des titres à ma reconnaissance, que je ne saurais oublier. Je suis heureux, je suis fier de les avoir obtenus, et vous exprime aujourdhui, tout le bonheur qu'ils m'ont causé.

Veuillez croire aux sincères regrets que j'éprouve, et agréer, je vous prie, Mon cher Directeur, l'expression de mes sentiments les plus dévoués et les plus affectueux.

E» Deldevez.

Je reçus, en réponse, la touchante et affectueuse lettre de M. le Directeur, de mon cher Ambroise Thomas. La voici :

« Paris, le 30 novembre, 1885.

c Mon cher Deldevez,

<c Lorsque le Ministre a créé la classe d'orchestre, sur ma proposition, vous savez combien j'avais été heureux de vous attacher par des liens plus intimes à notre Conservatoire.

€ C'est vous dire tout le regret que j'ai éprouvé en recevant la lettre par laquelle vous m'annoncez votre ferme résolution de vous retirer.

. c Bien que, depuis quelque temps, vous m'eussiez fait pressentir vos intentions, j'espérais encore que notre phalange de jeunes artistes ne serait pas privée sitôt de l'autorité de votre nom et de votre talent.

« Je ne puis que m*incliner devant les raisons de santé que vous invoquez; mais, au moment où vous quittez vos fonctions de professeur, où la Société des Concerts vient aussi de vous perdre, j'ai à cœur de vous remercier des services que vous avez rendus à notre École, et je tiens à vous dire, mon cher Deldevez, que votre place reste marquée parmi nous dans nos jurys et nos comités d'examen.

« Je suis personnellement très touché des souvenirs de notre jeunesse que vous rappelez, et que je n'ai point oubliés non plus. De tout temps j'ai apprécié en vous, à côté des qualités éminentes de l'artiste, la noblesse du caractère et des sentiments. Et aujourd'hui, après la carrière déjà longue que nous avons parcourue tous les deux, j*aime à vous renouveler l'assurance de ma sincère et profonde affection.

« Votre vieux camarade et ami.

Ambroise Thomas. »

La Société me témoigna ses regrets par un précieux souvenir. Elle me fit hommage d'un buste de Gluck avec cette inscription :

à E. DELDEVEZ

la société des concerts reconnaissante 183!.1872-!885.

Je serais ingrat si j oubliais les paroles bienveillantes du discours prononcé par M. Kaempfen, directeur des Beaux-Arts, à la distribution des prix, le 6 août 1886.

«... M. Deldevez... nous a quittés alors qu'il pouvait encore demeurer parmi nous. Ai- je besoin de vous dire quels regrets nous laisse la retraite volontaire de celui qui dirigea avec tant d'autorité une des classes supérieures du Conservatoire, qui tint avec tant de fermeté et d'habileté le bâton de chef d*orchestre à l'Opéra, à la Société des Concerts, de celui chez qui la bonté et la simplicité étaient égales à rintelligence et au savoir : ces regrets je ne les exprimerai pas qu'il les devinerait; mais vous me reprocheriez de ne pas lui payer notre dette. »

Tel fut le couronnement de ma carrière, de 1825 à 188S, soixante ans de service actif! Ces longues années je les ai vécues diversement. — Si du virtuose, du chef d'orchestre, il ne reste que le souvenir dont ce livre retrace l'existence, le compositeur laisse du moins après lui un sujet de curiosité au bibliomane. — C'est en présentant d'une main l'édition de mon œuvre, de l'autre, mes mémoires, en montrant ce que j'ai été, ce que j'ai fait, que je m'assieds humblement sur la sellette ainsi que l'accusé qui attend qu'on le juge!

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