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No 4 1 juiUet.
No5 2 — .No 6 3 —
(Au Valhermeil à Anvers) .
Suite de Ballets p. orchestre
Partition de la Passion de Bach
Fondation de Topera en France (3e suite).
Œuvres choisies des violonistes. Compositeurs célèbres. Complément des 1" et 2« suites
Styrienne p. orchestre
(au Valhermeil).
R. Wagner jugé par lui-même (lettre àM.)
Suite de pièces caractéristiques p. or< chestre
De l'exécution d'ensemble
Programme analytique de la 3" symphonie (Je C Siaiat-Saëns.
op. 26
op. 28 op. 7
copie a gg'
op. 27 op. 19
op. 19
op. 26 bis
Mes œuvres ont toutes été exécutée^ ; je les ai donc entendues. C'est d'après ces différentes auditions que je les ai revues, retouchées ou refaites. Même après qu'elles ontété'gravées, j'ai donné, à certaines, plus de développement et une forme définitive. Elles sont aujourd'hui l'expression de l'initiative jointe à l'expérience que j^ai acquise au fur et à mesure de leur publication.
Mon œuvre ainsi terminé, j'ai plaisir à relire quelques uns des critiques qui ont porté sur certains de mes ouvrages un jugement que je n'ai pas toujours accepté de confiance, et que je vais examiner à loisir avec toute l'impartialité qu'il convient à une pareille tâche. Gela me permettra du moins de mettre à jour quelques points restés inaperçus et sur lesquels je tiens à m'é tendre.
Je ne prétends pas céder à un sentiment de révolte contre le blâme, ni fermer l'oreille aux louanges les plus humbles, certains articles se composant de l'un et des autres, en poids égal, de façon à ne s'engager ni pour ni contre ; ces sortes de critiques élaborées prudemment ne sont pas de celles dont je veux m'occuper. Je n'entends me mêler ici qu'à l'analyse qui a été faite de mes œuvres, relever ou combattre les erreurs, ou du moins ce que je juge comme telles, et surtout développer le côté analytique qui n'a été qu'entrevu.
Op. 1.'
Je commencerai i® par mon ouverture de concert, exécutée la première fois le 10 mars 1839, la deuxième fois le 2 avril 1848, à la Société des Concerts.
Habeneck ne voulant pas user de son influence sur le comité, réclama Tadjonction d'une commission composée de douze membres désignés par le sort, parmi les sociétaires participant à Texécution. C'est la première fois que cet article du règlement a été mis en vigueur.
L'ouvrage fut reçu à l'unanimité.
Je ne pus assister au concert, étant, comme on a vu, entré en loge pour le concours.
Je demandai à Habeneck, comme faveur, deux entrées sur le théâtre, car j'appris alors que la Société aflectait deux billets de service au soliste, mais non au compositeur.
On me fit parvenir en loge l'article du Commerce que je transcris ici à cause de certain point discutable.
« Rien de nouveau dans les programmes des concerts du Conservatoire, si ce n'est une ouverture de M. Deldevez, très beau travail de composition; Tauteur, entré la veille en loge, pour concourir pour le grand prix de Rome, n'a pu assister à l'exécution de son ouvrage. Si la composition du concours de M. Deldevez, plus mélodieuse^ ment inspirée^ toutefois, est traitée avec le môme soin, la même entente des effets de détail que son ouverture, elle lui donnera de belles chances pour atteindre cette fois le but dont Tan dernier il approcha de si près, (Extrait de la revue musicale du 18 mars 1839). »
Mélodie I Mélodie! ! Mélodie ! ! ! que tu as toujours été mal jugée ! Parce que tu es de nature diverse, que tu revêts difllérentes formes, que parfois tu parcours quantité de lignes en les rassemblant les unes aux autres, on te méconnaît, on se refuse à voir là où tu es, à te suivre dans tes mille et un contours !
Quant à être plus mélodieusement inspiré, je ne sais
vraimeDt comment expliquer le sens de cette remarque, et à en faire l'application. Veut-on que la mélodie soit la même pour la symphonie que pour Tair d opéra? — Notez que je passe sous silence mon arioso de la Vendetta.
Si on m'a accusé de voir la musique de travers, ne puis-je à mon tour mettre en doute certaine façon de voir et de comprendre la mélodie? Dans le cas présent, que l'on s'en tienne à me souhaiter d'être « mieux inspiré mélodiquement •, cela peut toujours s'accepter et toujours se désirer.
— L'ouverture de concert fut souvent exécutée. — A la Société académique des Enfants d'Apollon, le 14 mai 1874, le 6 mai 1880, le 22 mai 1884, Au Cercle artistique et littéraire, en Russie, etc., etc.
Op. 2.
20 Ma première symphonie fut exécutée à mon concert, donné le 6 décembre 1840 au Conservatoire sous la direction d'Habeneck.
G*est à cette audition que j'appris que certaine intention ne peut être rendue en une seule répétition : un poco ritenuto qui, par exemple, engendre de Tindécision dans le rythme des valeurs exprimées ^. . .
— L'Adagio et le Finale furent exécutés au concert annuel de la Société des Enfants d'Apollon, le 25 mai 1865.
Op. 3.
S'' L'ouverture de Robert Bruce, fut également exécutée à mon concert.
1. Voir page 103 de Tart du chef d'orchestre par E. Deldevez.
Je Tai refaite depuis. Elle porte maintenant le titre de : Robert-Bruce^ grande ouverture. J'ai suivi le plan de Topera qui fut détruit aussitôt que composé.
Elle fut exécutée à la Société Sainte'Cécile, sous la direction de A. Barbereau, le 17 décembre 1854.
Op. 4. Six morceaux de chant.
Le no 2, « Comme autrefois », fut souvent chanté par Boulo ;
Le Vï9 5, € Les Présages », interprété par M™® Dorus- Gras et le corniste Rousselot ; etc.
Op. ^.Duo sur Lady Henriette,
L'opéra 5, pour piano et violon, exécuté par M"« Mercié- Porte, professeur au Conservatoire et l'auteur.
Op. 6. Souvenir de Paquita.
L*opéra 6, idem^ par son ami Lebrun et sa fille, M"® Marie-Lebrun, 1er prix de piano au Conservatoire, à la séance d'avril 1879 des Enfants d'Apollon.
Op. 7 Messe de Requiem,
€ Une Messe fut organisée par le Cercle musical des Amateurs, dirigé par Ch. De Bez, avec le concours du Comité de l'Association des artistes musiciens, et célébrée à la mémoire d'Habeneck, le lundi 22 mars 1852, en réglise de la Madeleine. C'est le Itequiem de la composi-
tion de M. Déldevez, exécuté par deux cents instrumentistes et chanteurs sous la direction de Georges Bousquet,
Cette audition, avec une seule répétition, n'était susceptible que de me donner l'occasion d'entendre mon œuvre, de manière à pouvoir mettre à profit l'exécution, bien qu'elle fut imparfaite.
Je fis peu de retouches.
La Société des concerts, pour célébrer sa 50® Session, exécuta dans l'église de la Trinité, le vendredi 9 février 1877 cette même Messe de Requiem, composée par M. E. Déldevez, à la mémoire de son maître F. Habeneck, fondateur de la Société.
a ... Nous aurions voulu parler comme il convient de la messe de Requiem de M. Déldevez. La place nous est malheureusement limitée. Contentons-nous de dire que c'est une œuvre vraiment remarquable, d'un beau style, pleine de nobles inspirations, rehaussées par une entente complète de l'art de manier les masses vocales et instrumentales. Le reproche, si c'en est un, qu'on pourrait lui faire, c'est d'avoir un caractère plutôt dramatique que religieux. • Victorin Joncières.
« ... Lorsque, en 1848, un an avant sa mort, Habeneck ne fut pas réélu, lorsqu'un vote unanime donna à Narcisse Girard la place qu'Habeneck, malade, presque mourant, ne pouvait plus occuper, il en ressentit un vif chagrin. Il pensa sans doute qu'après les éclatants services qu'il avait rendus on eût pu le remercier autrement qu'en lui signifiant l'irrévocable décision sortie de l'urne du Comité. Si la réparation a été lente à venir, elle n'en a eu que plus d'éclat. L'anniversaire de la mortd'Habenecka été célébré dans la salle de la rue Bergère par un concert où figurait la symphonie avec chœurs, et quelques jours plus tard, dans l'église de la Trinité, par l'exécution du beau Requiem^ de M. Déldevez... » E. Reyer.