COMTE ALFRED D'ORSAY
m FftiRE D'ART ET ill DE CŒUI.
Alexand&b DUMAS<
H* famille.
Je suis né à VilIers-CôtterëlSi petite ville du département dé TAisne, située sur la routede Paris k Laon/a deux cents pas de la rue de la Noue, où mourut Desmoutiers, k deux lieues de la Ferté^ Hilon, où naquit Racine, et à sept lieties de Château-Thierry, où naquit la Fontaine.
6 If^MOlRES
J'y suis né le 24 juillet 1802, rue de Lormet, dans la maison appartenant aujourd'hui à mon ami Cartier, qui voudra bien me la vendre un jour pour que j'aille mourir dans la chambre où je suis né, et que je rentre dans la nuit de Tavenir au même endroit d'où je suis sorti de la nuit du pdssël
J'y suis né le 24 juillet 1802, à cinq heures et demie, ce qui me constitue, à l'heure où je commence ces Mémoires, c'est à dire le lundi i8 octobre 1847,
mhm ffi'<acQnf9sté!JM?flu;àmppnpBid^ J8«!y.^e./a.f?ai«(e<^ie,aiiqftelje ne tçi3|8|if j^^^bçauppu^,pjysqup je pe l^f^i j^f^ig m^» ^ tt«'#i'fïfîl^4rou.Yefaà.la,^te de mon nom de Dumas que (]^^^|lçs^c(ç$
B ALEXAKDBB DUMAS V
(^oiel6 que j'ai passés, àevsmt notaires^ ou dans les actes civils aun^fnels j^ai ff» guré ecimHie persûABa^è t principal < ou comme témoin»: ,. i ' : ... i
ife 4eiBGiMide dMe là pétiftiflsioii de
traniscmp ici mon acte da naissance ^
Ville de YILLERS-COTTisRETS.
Mki einjqinèjoo^iour iinÀimmfée^ thnr*
midor, anX delaA^iUi^ue'lirânçaiiséi
a 4çt94e oaissaoeâ^e àtatandmDu-
mas Davj de la Paillej^fiii^), .né c^anin-
fil84e>.Tboni»9n440¥9ndrQif>amaa OAivy de Ja, ]^«i|leterie^gé^a}>4teidiYi9ien^ iioé à Jérémie, île et c^, de S9W'9Pvmiga% deiaeu^)9|ii à:.¥iï|^s^Ç9Ueréts; et de Marie-ï,ouiserEliçi*l)qtbf l^w^^ , |i4e 4udit yillers-CojIfinStft, ,sarK$^OB§e^t: A jj.
8 MiMOtRES
;d Le sexe dé rénfanft a été : reconnu èlrë mascttliQ.
. >> Prémij^; témoio : Claude Labourety aïeul maternel de l'enfant - ' > Seeoiid téiçoin t'Iean-Michel de Violaine^ inspecteur fdresftîer dhi ctîiatrièmè arrondissement communal du départe-
ment de FAisne^ vingt-sixième conserva* tion', demeurant ^udlt Tillerà-Gbtterêts; sur la réifttisitkAi à nous faite, par le père de lenfont^ elcHÎt signé ^ • n Si^né au registre ; al. duiia^, iàbou-
ItET êl DSttOLAiNB.
' »CiMi8(alé gttivàiit la loi par moi Ni* eolÂs Bricé-Hitssârt, maire de la ville de Villers^Gotferèts ^ faisant lés fonçons d'officier de rëtél^ji vil • :
. > Signé « MfussAHT. »
J'ai souligné le mot stm épouse^ parce que tout en me contestant mon nom de
DALEk AMBRE DUMAS. 9
Dayy de la Pâilleterie^ ceiù qui me le contestaient se sont appuyés sur ce foit que j'étais bâtard.
Si x'aVais été tiâtard, j 'aurais tout sim* plement accepté la barre, comme ont fait de plus célèbres bâtards que je ne l'eusse été, et comme eux j^eusse si bien tra* vaille de corps ou d'esprit, que je fusse arrivé à donner à mon nom une valeur personnelle. Mais^ que voulez-vous , messieurs, je ne le suis pas, et il faudra Inen que le public fasse comme moi, e^est à dire qu'il se résigne à ma légitimité.
On s'est rabattu alors Sur mon père.
Dans un club , à^Corbeil, un monsieur fort bien vêtu, ma foi, et qu'on m'a as- >suré appartenir à la magistrature, — ce que je n'eusse jamais cru, si cette assurance ne m'eût été donnée par des gen^
ilO MÉMOIRES
dignes de foi. «-r- uii inonsiiwr qui avait lu dans je ne sais quelle biographie ique ce n*était pas moi, mais: mon pè)*e/qm é(aît bâtard, ce imônsièùr me idit iiuÊ si je ne signais pas mon nom de Davj^id^ la Pailleterie, c'est qùè mon père ne s'était jamais appelé de ce nom, attendu qu'il n'était pas le fils du marquis de la Paitleterie.
Je commençai par appeler .ce 'monsieur du nom dont OU: appelle les. gens qui vous disent de ces choses. Puis le nom que je lui donnai parut lui être aussi iu^ différent que si c'eût été son nom dô far mille. J'écrivis à Villers-GoUeoréts , afin que l'on m'envoyât un second entrait du registre de l'état civil aya^t rapport à
mion pèj?e, comme <m'm'en avait déjà
envoyé un premier ayant rapport à moi.
Je demande donc au lecteur la per-
DALEXA;SMB DUMAS. Il
misâon de. lui jèmeUre :eo Jecoqd ' ei^ trait 9om les yeiK. S'il aratt le mauvais fffàlé^ pvéfûWF n^e ,prosëk. celle du secrétaire de la ipaitie dé yiHàevsr^exMfH rets, qu'il é^eApfénuf^^xemûhàeOtéB
Extrait des registres des acte^ dé Vlètat dvd delq v^Uâiiè YittérsrCottepéte^
<!L'aa itt^ ^t cent quflitre-iviiigld^jpe, premier dç l«;i^b4iauetffaori çaig6,:l0 2$ du imai» de ftav&wbmÀibttit he^utrea idu soir^^prèâla pufolk^a{k)f£dt'.u ba« ftiii à Ja prinpipale pot*e.')(^. la.^mwd $QQ;<:p»[ip»aâeft je dimaiH*e;4ftduîQ0Ur
rant, et affiché depuis ce temps à lï^ion âjB&jA ^ ce, de&tiné, 4ù f^t«r anailta^ en-
deja Paillçleri^, âgé; ^; trente-, ws ^ek bttî;t aieisj cQlon^l4«s.bus6ftr4s.(la Mi(^^^ né à iat'G»ino(Jée,;au Trou Jéréwie ,. ea
Amérique^ fils de feu Atexandrê'-Antùine Davy de. là.Pailleterie, ancien commis-^ sàire d'artillerie, mort à Salnt-GeroELain^ en-Laye, en jaih 1^86, et de feue Bfarie-Tessette Dumas, déeédée k la Guino* dée, près du Trou Jérémie , en- Amérique en 1772; ' ■ ■ ^
» Ses père et mère, d'une part.
^Etlà citoyenne Marie-Elisabeth Labouret, fille majeure du citoyen Claude Labouret, commandant de la garde nà« tionale de Villers-Cotteréts , et propriétaire'dfe Thôtel de TEcu, et de Marie-Joseph Prévost, ses père et mère , ^d'autre part;
> Lesdits domiciliés , quant au futur, en garnison à Amiens, et quant k la future en cette ville ; vu aussi leurs extrails de naissance , ne s*étant trouvé aucune opposition ; — Je , Alexandre-Au-
gaste-Nîcolas Longpré^ officier manfci* pal et public de cette commune, soussigné, ai reçu la déclaration de mariage des susdites parties, et ai prononcé, au nom de la loi, qu'elles étaient unies en mariage. Le tout fait en présence des citoyens et des citoyennes Louis-Brigitte- Auguste Espagne, lieutenant-colonel du 7* régiment du hussards, en garnison a Cambrai, natif d'Aucb, département du Gers;
» Jean-Jacques-Etienne de Bèze, lieutenant du même régiment de hussards, natif de Clamecy, département de la Nièvre ;
» Jean-Michel de Violaine , greffier , commis de la maîtrise et notable de cette ville, tous trois amis deTépoùx;
» Françoise -Elisabeth Retou , fteUew^re de Vépoux^ veuve de défunt Antoine-
14; MÉHOmBâ :
Âlfi^andre Davy dé kt PaUleierie^ âemenrant à Saîat-GermaiQ*Bii-LdyB. ; < . >?Préaeiisrle{)èF6ëtiia]zia*eidtel'épouse, tous majeurs ^i lesquels ont signé avec nous jet les .parties le pFéâent acte.
» Signé au. afegistrè : Marîe*-totiise-
Elisabeth Labouret , — Thomas-
, : Ales^atndrè Duinas DQ^y de la
i ; Pailleterie, ^-* veuve do la PaiMe-
j : i ; , ^ie^ r^. Labonret , -^ Miairié-Jo-
seph Prévost, — L.-A. Espagne, '-^
; Jeaii-Iaoquegfr;-Etienpede Bère, —