‹ Mes mémoires [microforme]Chapitre 10 sur 22 · PUS · texte numérisé non relu

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essayant de l'intéresser et de l’amuser crae, ses dessins qu'il avait apportés avec lui pour cet objet.”

Nous ne demandons pour cette proposition plus que les probabilités qui arrivent de l’histoire précédente et celle qui suit. Par la nature de la transaction comme mission secrète, nous n'attendons pas trouver le nom du bâtiment, ni l’histoire du voyage, ni uue liste authentique des noms des personnes aux soins de qui se trouvait cet enfant.

Il est certain que le duc de Provence, ambitieux et peu scrupuleux, trouvait son frère Louis XVI et le Dauphin un obstacle entre lui et le trône de la France; qu’il avait connivance avec la Révolution ; qu’il tendait à éloigner son frère de son chemin; que sans l’autorité de la loi ou d'un précédent il a réalisé son projet et lancé ses proclamations comme Régent après que son frère fut décapité ; que le Dauphin était encore dans son chemin ; que Desault, le plus éminent docteur de la France, avait soigné le Dauphin pendant presque tout le mois de mai, et a <onstaté que quoique le Dauphin souffrait d’imbécilité mental et de tumeurs sur les genoux et les poignets, comme étant le résultat d’être

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longtemps renfermé en prison, il ne considérait pas que Sa Majesté était en danger, mais qu'il comptait naturellement que Sa Majesté serait rétablie avec le traitement de Desault. Un jour Desault fut interrogé. On lui demanda s’il croyait la vie de l'enfant en danger, il a répondu. à voix basse qu’il avait peur qu’il y en avait de ceux qui le désirait mort; que Desault est mort le 31 mai, d’une manière mystérieuse ; qu’Abeille, son élève, a assuré qu'il avait été empoisonné; que le duc de Provence, par ses.

intrigues, a réussi à mettre ses propres agents dans le Temple puisqu'il a eu contrôle de la personne du Dauphin.

Que Bélanger, son employé dans les arts de de peinture et dessin, a obtenu la place de com-

missaire du Temple, sur la convention, entouré

par les associés autour et en dedans du Temple;

qu'il a passé une journée et une nuit seul avec le Dauphin, essayant avec succès d’amuser l’enfant avec les spécimens de son art, et que le 8

in la même journée que l'enfant dans le ‘Fumple est mort, toute la police de France ft: sur le qui vive par ordre d'agents de la Convention d'arrêter tout voyageur sur les.

chemins publics accompagné d’un enfant de

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huit ans ou plus, comme un membre de la famille royale, qui s'était échappé du Temple.

Dans l’année 1795, une famille française, comprenant un monsieur, une dame at deux enfants, arrivait à Albany directement de France.

Le monsieur et la dame n'étaient pas considérés comme mari et femme, et il y avait quelque chose de mystérieux à l'égard des enfants qui étaient gardés rigoureusement dans la maison, sans qu'il leur fut permis de sortir en public. La fille était l’aînée, et se nommait Louise ; le garçon, âgé d’à peu près neuf à dix ans, portait le nom de Louis. Il y avait quelque chose de particulier dans Île maintien de ce dernier. Une dame qui vivait encore en 1854 se rappelait avoir fait une visite avec sa mère, Madame de Jardin, et avoir été admise dans la chambre où étaient les enfants. La petite fille etait affable, gaie et aimait à causer, tandis que le garçon était timide, silencieux, ne prenant aucune part aux jeux des autres enfants, et se tenait à l'écart.

La dame se disait femme d'honneur de Marie- Antoinette, de qui elle était séparée depuis le

départ de la famille royale pour la prison, Il

vint la même année sur les plaines de la chasse des Iroquois, près du Lac George, deux Français, un apparemment prêtre romain, ayant avec lui un enfant maladif qu'il laissa avec les Sauvages, et qui fut adopté par Thomas Williams, un chef de la nation des Iroquois.

Ce vieux chef très respectable qui vit encore (1854) était présent lorsque cela se passa.

Comprenant parfaitement la langue française, il a conversé avec les étrangers, et a appris d’eux que l'enfant était né en France.

Voici d’autres faits qui portent à croire que le Dauphin a été emmené dans ce pays,

La duchesse d'Angoulème, a positivement déclaré à la femme du secrétaire du comte d'Artois, et Mad. Brown l'a répeté plusieurs fois pendant ses quinze dernières années.

En l'automne de 1848, une gazette du sud

annonçait qu’un monsieur âgé et respectable, du nom de Bélanger, venait de mourir à la Nouvelle-Orléans; il avait confessé sur son lit de mort qu’il avait aidé à enlever le Dauphin du Temple, qu’il l'avait emmené lui-même en Amérique et l'avait placé parmi les Sauvages, par qui il fut adopté, et qu’à cette époque ce

personnage vivait encore et était connu sous le nom d'Eliezar Williams, missionnaire parmi les Sauvages Oneida.

Si cette histoire est vraie, il faut que ce Bélanger soit le même qui a été admis au Temple comme commissaire le premier juin, et de qui la duchesse d'Angoulème a parlé dans ses communications avec Mad. Brown, femme du secrétaire du Comte d'Artois. Et ces faits nous amènent jusqu'à l'an 1841 et aux explications données à ce sujet par le prince de Joinville à M. Williams. Que le prince connaissait d’ailleurs l'existence, l’état et la résidence de Mons. Williams. Il a fait des recherches à ce sujet avant son arrivée à New-York, et en 1841 a eu une longue entrevue avec lui.

Je poufrais continuer longtemps sur ce sujet, mais, comme dit M. LeNormand, ceux qui désirent plus de renseignements peuvent en trouver dans le livre de Mons. Hanson; j'ajouterai seulement que je crois possible, si non probable .qu'Eliezar Williams fut Louis X VIT.

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