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dent à la maison hospitalière de Mons. Huot qui ont pu remarquer qu’en bas de la côte de Charlesbourg en montant, il y a une route qui détourne à droite, cette route conduit à la maison où demeurait (en été) Mons. Méthot, fondateur de la Maison Méthot, où du chemin de Beauport, entre ces deux routes, étaient situées une dizaine de maisons occupées par de gros habitants, mais la maison la plus proche du chemin de Charlesbourg appartenait alors à l'Hon. juge-enchef Sewell (maintenant la propriété de Mons. Alford). Dans le temps dont je vous parle elle n'était pas occupée, et ses beaux entourages étaient à notre disposition pour nous amuser. Comme on jouissait dans ces jolis parterres! A côté, à l’est, était Mons. Giroux, ensuite Mons. Bouret, après Mons. Villeneuve et les Messieurs Le Claire, violonistes. Eh! bien, un jour Mlle Bouret se maria à Mons. Paradis, je crois qu'il vit encore. J'étais invitée aux noces. Je présentai à la fiancée une parure de corail, une épinglette avec pendants d'oreilles. Pour vous apprendre comment les choses se passaient dans ce temps là, il faut vous dire d’abord qu'il fallait quatre maisons pour que tout se fit respectablement selon la coutume,
Les fêtes de noces durèrent trois jours. Une maison était pour se reposer, mais cornme il était impossible de fournir assez de lits, même dans deux, la danse durait toute la nuit, et chacun se reposait à son tour dans la maison du père Bouret. Il y avait une suite de trois grandes tables garnies à peu près comme suit : un jambon, un dindon, du porc frais, du fricot, du poulet, de la tête en fromage, entremêlés de grands plats de croquignols, des pâtés aux fruits; et aussitôt que les plats étaient vidés par les attentions énergiques des invités, ils étaient remplacés par d’autres. On peut imaginer l’argent dépensé dans ces fêtes. Il y avait des familles peu en moyen qui, par orgueil, suivaient les autres, et ils souffraient pendant des années pour leur prodigalité ; et enfin l'état de choses devint si sérieux, que le clergé fut obligé d’exercer toute son influence pour mettre fin à ces démonstrations dispendieuses.