‹ Mes mémoires [microforme]Chapitre 2 sur 22 · MONTRÉAL · texte numérisé non relu

MONTRÉAL

Le r4 septembre 1889, s'éteignait à Montréal, après une longue maladie, un homme de profession, fort connu et estimé dans la bonne société de l’ancienne capitale : M. Daniel Macpherson. Daniel Macpherson, né en cette ville vers 1823, fut, pendant nombre d’années, notaire attitré de la Banque de Montréal et de la City Bank, homme d’affaires aussi bien que jovial chasseur. Par la loyauté, l'aménité de son caractère aussi bien que par son éducation libérale et soignée, comptait un cercle nombreux d'amis et de camarades, surtout chez le sport, composé d’éminents chasseurs de bécas- .°s, de canards et de bécassines, tels que feu le

Dr Joseph Frémont, père du maire de Québec, les MM. Austin, W, Y. Jefferey, Arch. Camp-

bell, George Forsyth, Chs. V. Temple, Chs.

Phillips, P. Robin, W. H. Kerr, sans oublier le fameux dresser de pointers Giguère, et le sestor de nos tireurs de bécassines, Pitre Portugais. La veuve de cet excellent gentilhomme, madame Macpherson, née Gethings, fixée avec son époux depuis plusieurs années à Montréal, ancienne élève du monastère des Ursulines à Québec, a consacré ses loisirs à retracer currente calamo, dans un élégant livret, les scènes palpitantes, les vivaces souvenirs du passé, y mêlant des descriptions des diverses localités qu’elle a

parcourues avec son époux, l’heureux temps

‘6 Où tout chante en dedans de nous.”?

Charlotte Holt Gethings, la fille aînée de l’habile ex-gérant de la Banque de Québec, M. Charles Gethings, passait pendant ses classes | aux Ursulines pour une des plus brillantes } élèves de la maison. Ce n’est donc pas de l’his- | toire proprement dite qu'elle nous sert, mais un appétissant salmigondis de scènes de famille mêlé à ses impressions du moment, des mémorables évènements qui se sont passés sous ses yeux dans sa ville natile, d'agréables contrastes et peintures de localités devenues depuis fameu-

à DAS E D eout |

ses comme stations balnéaires, Murray Bay, Kamouraska, St-Léon, etc.

Madame Macpherson narre extrêmement bien : elle a des pages émouvantes, quand elle nous redit, pour les avoir vues de ses yeux, les transes, la tristesse, la terreur de nos pauvres Québecquois lors des catastrophes, des incendies du 28 maiet du 28 juin 1845,qui réduisirent en cendres près de 3,000 maisons.

Sa description de la terrible nuit du 12 juin 1841, où près de 50 personnes bien connues à Québec furent rôties au feu du théâtre, est vraiment saisissante d'actualité.

Ceux et celles qui appartiennent à la précédente génération ne peuvent parcourir sans émotion les pages véridiques de ces “ Souvenirs of an OÙ Quebecer.” Le volume, bien reliés sort des presses de John Lovell & Cie., Montréal. Nos remerciements à M. C. Holliwell,

“ Souvenirs of Old Quebec” est dédié à M. J.

M. Lemoine, l’auteur de ‘“ Æistorical Notes ” ou

“ Quebec and environs”

(L'Electeur du 26 août 1890.)

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