Mes paradis
Alors une terrible fièvre d'orgueil me brûlait et j'élais comme soûl du vin de ma pensée. Je l'étais à ce point, que ton retour vers des idées contraires aux miennes me parut une sorte d'apostasie, que j'en soulFris cruellement, et qu'il fallut toute la force de noire mutuelle alleclion pour me retenir de le garder rancune. Par bonheur, cette force était si ftjrle, que rien ne pouvait prévaloir contre elle. Kt
est là précisément que mon orgueil prit sa première raison de se trouver déraisonnable, et (]ii«-
^ M \ l 11 I 1 I 11(1 i t. Mil H
r«>inmen<;a tlo se tlissijuT ma farouolii- ivresse |»l»ilt>sopliiijuo. 0 miracle, m clfcl ! Nous avions ehaciiii notre liypollièse sur l'orij^iue et la liu ties choses, ot ces deux iiyitollicses se conlredisuieiil. d «ila mnous emp«''ehail pas dv nous aimer toujours aussi fraternellement î Toulr mon inlransij^eance en lut mise à bas. Je n'en continuai pas moins à croire en mon hypothèse, (luisque je suis organisé de telle faeon ijue celle là seule me satisfait : mais jr «lus adnjrltre ipi'une autre hypolluse pouvait mieux tati.vfaire «l'aulres esprits. Je me sentis devenir tolérant. Kt plus je le devins, [dus Jeus con^>cicnee d'être, en cela, logique avec ma négation ilc lalisolu. Du même coup, je compris combien la |)ensée est peu de chose au |»rix de l'amour, et je le compris de plus en plus par la suite, en constatant (|U«' nos intelligencMîs se dissociaient cluu)iif jour dav;uila.i:e, jusqu'à devenir anli|>odes, sans que nos cœurs eussent un instant cessé de battre à l'unisson. El ce me fut une lueur vers quoi je m'orientai à la recJK'rche de mes parath's. Tu la verras grumlir tle page en page en avaneani il,in> le livre.
Je ne veux pas rexpli(|uer ici, ce livre, comme j'essayai d'expliquer les Uln^/ilirmes par la lettre préliminaire où je le les présentais. Je me doutais bien, alors déjà, de l'inutile peim- qu'on ^«' iloniic à
\ v\ \ i i; 1 1 I inn I iKMi III
[treiiilre di* tcUebpri-cnulioiiii; mais je lie 111*011 lioulaiM |ias eui'ori' assi*r. ri l'efTfl n pass»- mes pr^'visioll^ ilr ln'aïK'uup. LfS Ithisjtfét'Hwa «)iit «-li' ItlAiins cl loui-s [•rf^qut» toujours h coiilresens. El pourtant l'iiii^pira- • u «'Il êtiiit, je crois, hieii claire ri facile à déiiiéli-r ! Oue serail-c»' (i(»nc de ce nouveau livre, aulre- Mieiil roinplexe, el dont la nioiti»' porte celte ruhrique
i:,Miilicalive : danx les rt'taous y nuelle préface, fnl-
f sous l'orine «le sommaire paragraphe et numéroli'*, pourrait servir de guide aux e^iprits maliiitiii-
iiniu'-s uu paresseux? Mieux vaut reiumcer à cet
-ptiir, et que le livre s'explique île lui-mC'me aux - 'US attentifs et de bonne foi. Je ne leur ferai <{u'une
' •!oinniaiidation : c'est qu'ils veuillenl Itii-n lire ces pages dans Tordre où je les ai rangées, y trouver la >uile que j'ai tâché d'y mettre, n'en pas juger telle ou fille prise à part, et ne se ï-eandaliser de rien avant
avoir tout compris. En d'autres termes, je voudrais que le livre fût considéré par eux, non comme ui; recueil de pièces détachées, mais comme un seul poème d'une tenue. Je les prierai aussi de ne jamais perdre de vue cette lueur dont je te parlais plus liaut, et qui fut mon pôle et qui doit être le leur.
•ue si, enfin, «juelque apparente contradiction pou- \ait leur sendder gênante, entre ce livre et le précédent, je leur ilirai de hien piendre irarde t|u'elle est
I \ M \ I 1! I I r I' iM . M lin
MMil(MiuM»l ap|»airiilt\ <•( .|u il ru laiil «l'ailItMiis, iii(*ine au cas où ollt* siiail i(*<'llc, clicrclitM* la rais^oii dans ceci : A savoir (jnc les Hlaspftc'tnes furent écrits (le vingt à Ircnic ans. et ,l/<'.s- Partuli^ df Irnih' .1 «[uarantc. voire un peu au delà. Mais la sineérili' lui «'•iiale el enliore ici cl là. j'cspcrc ipn.' Ic>; >ir.ccri"^ le reottnnaitronl.
ik'ux (jui ne le sont pas. je n'en ai cure l'iiarisiens de la pensée ou chieaneurs de la forme, ils ne ni'in- Icressenl point et je suis aussi insensible à leurs erili.pies quà leurs éloges. J'emploie de mon mioux les dons que je puis avoir, en les fécondant de tdules mes forces |>ar le travail. Oiiant à mettre le puhlie dans le secret de ce travail, non ! (Juant à rédiger des manifestes, jamais ! J'aime trop, pour cela, mon indépendance et je respecte trop celle des autres. Que chacun aille à sa guise et qu'on me laisse aller à la mienne ! Toutes les guises sont bonnes, dont l'elTct est bon. Ce que valent nos efforts à tous, on le saura seulement quand nous n'y serons plus. SidIiL que nous nous efforcions, tandis que nous y sommes, vaillamment et loyalement.
J"ai eu un très vieux grand-oncle <|ui, à (|uatrevingt-dix ans passés, quand on lui denia?id.iil t\i' ses U'juvelles, vous répondait en souriant :
— Faï meis obres, faï ma bisougno.
A M.\lltl< I. IIOUCIIOK V
Tâchons (U* lui rosscMiiblor, iiioti cIkm- Maurice. <l
faisons <ie niénie nos ohrfs, ^\\ïc (••• s(til «'elIt' «le
» "S divins Mj/stt'i'es uu celle de mes amers l'aruilis.
faisons-les sans autre souci que de les hien f.iin-.
lacuu dans nutrc voie, et disons-nous que le m» il
ur de notre hi.<H)ugno aura encore été de nous s«miur toujours frères en la faisant, et commenroiiî» linsi à réaliser dans notre coin, à quehjues-uns que
• us sommes, le chiméri(|ue paradis où tous les humains divers et anarchiques s'aimeraient comme
>us nous aimons !
Jkan RiciiKri.v.
MATIOIES
IMIKLIMINAIHES
I vérité, mon frère, homme, je te le dis, je timbre duii hk's • ce grand mot t jinnulis ». n"est pas en façon de main-mise orgueilleuse, u. ne fimpose point pour soleil la veilleuse <^ni fume et champitrnonne en toute humilité : chevet d'ignorance où je suis alité.
:«' no vaut pas plus, j'en conviens, que la tienne, l'oiic, o mon pauvre égal, ne crois pas que j'y tienne, A fo • tues » ; n'y va pas attacher trop de prix penser qu'envers loi j'affecte un sot mépris. :>-je t»' mépriser, en (juoi, moi (jui me nomme :iipt>rte qui, rien, moins que rien, ton frère, un homun ias ! c'est comme toi, front lourd et bras tordus, 11' le l'heri'he à t.'ilons les j)ar;iilis ^tcrdiis
4 M I. > r A n A H is
El vaincmcnl mVpuiso on ('Mitinios funèbn's
Sur lies fnnUSincs fails de viilc ol de l«^nèl)res ;
Coiuinc loi, que jo vais, d'un pas aussi jx-rclus,
Vers une foi. dans un sit'clc qui himi a jilus ;
l-omme loi, môme objcl «l'une juste ristM-,
Oue j'arrose la fleur après l'avoir hris(''e ;
Connue loi, «luc l'espoir d'<"'lrc heureux me reprend
El que je viens dans l'ombre écouler en pleurant
Si du ciel (juelque sourd roucoulemcnl retombe
Au eolombier désert dont j'ai fait une tombe.
Ah ! les divins, les chers, les blancs oiseaux, luu> ni.pris !
Mon frère, souviens-toi! Sans pitié, sans remords,
Les traitant de menteurs, el, la mémoire brève,
Oubliant (pie jadis y chanta notre rêve,
Nous les avons lues, jeté leur plume au vont.
Morts ! Tous morts ! El le rèvc en nous toujours vivant
N a plus de voix, el geint dans l'horreur ridicule
D'élre le sourd-rauel qui grogne el gesticule.
nue dit-il, que veul-il, l'alTreux déshérité ?
A qiii deman<le-l-il, de quoi, la charité.
Avec sa main tendue el sa bouche écumanle ?
Est-ce un regret, esl-ce un désir, qui le tourmente 1
Ce qu'il grogne et ce qu'il gesticule, pourUml
C'est quelque chose ; car on le voit, on rentend ;
On voit des jdeurs rouler, lourds, sur sa face ]);Ue ;
On entend des sanglots dans sa gorge qui râle ;
viATi'jrr.<
On Uevino, à travers son t»l»scur bégaiiMnonl, .'u'il a dos moLi à diri'. et «lêsespérénienl.
V couii sur, ce n'est plus l'hynuie à r.vi .-. r.i'. jiii vers les juiratiis reiiffieux s'cnvol.
\'.n lani-ant à la terre un diMectable adieu
l'our monter s'ubimer au sein même d'un Dieu.
V cos paradis-là peu d'àmes croient encore. \iuos d'eiifants, (jue leur naïveté décore
l.t que j'ai pu blesser naguère en blasphémant,
Je leur demande ici pardon très humblement
|]t peut-être en secret que je leur porte envie.
Mais ijuoi ! La route est longue on leur foi nou.- . -.hm- .
l'our y marcher vers des horizons radieux,
Il faut en voir le bout, et nous n'avons plus d'yeux.
I>es paradis tout près, sur le bord de la route,
Semblables à l'auberge où l'on ca.>se une croule,
' tù Ion fait dans lélable un somme sur le foin.
\ oilà les paradis dont nous avons besoin,
\ oilà ce qui convient le mieux, avant qu'il crève,
\ l'infirme, à l'errant, au gueux qu'est notre rêve.
«ommcnt, rien de plus 1 Rien. Pas même, ô sourd-nnut.
Le vœu qui, dernier-né, dans ton cœur remuait
Juand, le front lumineux, les yeux visionnaires,
^ur son buccin d'archange où roulaient des tonnerres
Hugo sonnait à notre espoir ressuscité
l.a diane de paix et de fraternité.
(« Mrs l'A HA in s
llélas ! inùme ce vœu tic nos récentes lièvres,
A peine il tremble (Micor, sounl-niuet, sur tes Icvn's
Au sonneur ili* ili.iiu* on a sonné son tour
De partir ; et ilcpuis. iiorsonno s»ir la lour.
Pour nous donner par son aurùol»* en couronnu
La rose illusion de l'aube (ju'il claironne.
L'i^ge d'or qu'on croyait voir poindre aux loiniiin»; Meus,
Avec l'autre a;;e d'or, l'ancien. le fabuleux
S'évanouit déjà dans l'ombre légendaire.
Sa Grande-! )iu'sc n'est plus qu'un vague lami)adairc
Très pale et ijue la nuit ronge. Nous Ciisayons
D'en distinguer o-ncor quelques furfifs rayons,
l'ne vibration do lumière qui lin t. ;
Mais bientôt va sombrer l'ultime étoile éteinte.
A vv paradis-là, <|uand même, plus bumain
Et plus procbe, car on l'annonçait pour demain,
Au paradis vers qui l'on marcbe et l'on progresse,
Subsistent des dévots ravis. Leur allégresse,
Toute folle qu'elle est, m'est enviable aussi.
Mais quoi ! Si devant moi le ciel s'est rétréci.
Si je ne le vois plus, leur labarum polaire,
Si pour le retrouver et qu'il me rééclaire
Il faut encore, ainsi qu'ils le disent, marcber.
Gravir deux ou trois monts de roclier en roclier.
Et si je suis à bout, si je tombe à mi-c6le,
Si j'ai sommeil, sommeil, sommeil, est-ce nia faute ?
VlATIOl K8
voQl.'int le rc|i«ts, ne puis-je à moins de fniis .(•relier mes parnUis plus près, toujours plus pri^s ! st I;u"lu', oui, jt* h' sais. Mais fais- tu li' conlrairf. -outVnuil. faliiîué. fourbu, rompu, mon frèn*, sle cadet du «ièclo en deuil (jui va finir !is voir du passi^ mitrl renaître l'avenir?
mbien notre rùve est sobre d'espérances ! . ji un rassis, de l'eau, des restes, même ranees, .(•lt|ues soUs, par hasard la piécette d'ar.irent iir se soûler, cela suffit à l'indii-'eiit, isi faut-il à nos frinf.'<des peu fjourmandes. n'est plus le bonheur parfait (|ue tu demandes, as un bonheur (luelconque et fait le plus souvent
ne pas trop sentir que l'on meurt en vivant. il nous revient parfois an cieur une bouffée ^ ^ninds vaux d'autrefois, elle est vite étouffée, luoi bon * Ce n'est plus la brise de printemps .1 ifonflentit ce soir nos drapeaux de vingt ans les fentit claquer sur un rythme de fête ; serait un soupir de honte et de défaite, ■i cocardes dantan ont fui de nos chapeaux, dans les plis flétris de nos anciens drapeaux, if nous devions planter sur les terres promises, ur nos culs de vaincus nous taillons des chemises, isi. neutres, épris d'un idéal épais, us réclamons, sans plus, un peu de morne paix.
X MKS PAHAniS
El de pouvoir cuver dans xiu sommeil sincère
Quoique ivresse à bas prix sur nos lits de misère.
Que rexislcn(!e, avec ses regrets, ses chagrins,
Nous offre encor par-ci par-là des jours sereins ;
Que ce dôserl de loin en loin ait des mirages ;
Qu'on y fasse l'aumône à nos lAchcs courages,
Aumône d'amitié, d'amour, d'illusions ;
Que parfois à ces puits en passant nous puisions
Et que nos gorges pour une heure en soient i)lus fraichos:
Qu'il reste un brin de fleur au foin sec de nos crèches
Et (jue ce brin resté nous rende en ses jjarfums
L'ancienne éclosion de nos avrils défunts ;
Amérc, mais avec un rien qui l'édulcore,
Que la vie en un mot nous soit vivable encore ;
Tels sont les paradis, les pauvres paradis,
Qui ne nous semblent pas trop loin, trop interdits,
El les seuls où sourie un vague espoir de trêve
Pour l'obscur sourd-muet qui geint dans notre rèvc.
J'ai compris sa détresse et, lui prenant la main,
Vers ces paradis-là j'ai cherché le chemin.
Si j'ai su les trouver, tels quels, vaille que vaille.
Je n'en suis pas plus fier, car mince est la trouvaille ;
Et je n'exige pas d'un air conquistador
Que mon nom glorieux flamboie en lettres d'»>r
Sur celle Amérique, humble, hélas ! et bien ancienne
Puisque tout homme en soi peut découvrir la sienne.
VI 1 TKH !■ ^
Je n'exige pas intime en retour un merci, l'out ce que je désire, 6 frère, le voici : • 'est qu'en mes vers loyaux loynlemcut lu \ li.- I.a bitnne volonté qui par toutes les voies iiuida mes pas vaillants «'t mes regards tendus l'our te rendre un lopin des paradis perdus.
AUTHi: SALIT
M.iis ne prenons pas non plus L'air trop modeste, que diantro !
l'as de marmileux saluts A plat vimlro f
l'as d'aveux flùlant ceci :
« J'ai tort d'oser ce que j'ose.
€ (la que je vous offre est si «< Peu de chose ! »
Pns un ton d'iiumlik- hodoau De qui Vorrmus glou^'lotlr, Pendant qu'il tend au cadeau Sa calotte !
VIATIOt'KS
Moi, cnfanl, l\i'il en dessous, A toi, lecleur, dure engoancc, Moi, nuMuiier des gros sous n'iiidulLTiMicc !
Moi, devant toi, le tyran, Moi, m'aplalir en cloporte !
Comme si c'étiut du bren «Jue j'apporte !
Allons donc ! Ccsi tout mon cœur El c'est toute ma pensée; C'est dix ans d'àprc vigueur Dépensée,
El dépensée âprement.
Largement, sans frein, sans digue, Sans compter un seul moment, En i)rodi.i,'uc ;
C'est tous mes désirs qui vont. D'une irrésistible envie, Partoul el toujours au fond De la vie;
i: MFS l'AHADlS
C'est, pnrmi tous les «'îcueils Do celle vie en alarmes, Les rires de mes orgueils
Et IiMir> l.inni>s ;
l)ans colle vie en jtérils C'est Inut Tcssor de mes Iranses \evs l'annonce des Avrils D'espérances ;
i. fsl Uius les Eldorados Donl le songe me console De voguer sur des radeaux Sans boussole ;
C'est, quand au vent mes cheveux Claquent comme des écoufles, l)ans les clairons de mes vo.'ux Tous mes souffles;
C'est tous mes rêves cherchant, Fût-ce en folles équipées, A fleurir, fût-ce au tranchant Des épées.
MATTglES r»
Fût-ce en fleurs roujfes, en fleurs Où tout mon sang vienne éclore, Mais où fl;injbeiit les couleurs D'une aurore;
C'est tout cela, tout cela,
0 lecteur, que je te livre;
C'est tout moi qui ruissela
Dans ce livre;
C t'sl, (ju il ^(•il bon nu iiiauv.us, De tout moi, de tout mon être, Frère cruel, que je vais Te repaitre.
J'ai donc bien le droit, lecteur, D'avoir l'altière et sereine \ ertu d'un gladiateur Dans l'arène.
Sûre d'être, jusqu'au bout (lorame à l'abord, résolue.
Toute ma fierté debout Te salue;
li MKS r VH MUS
Mais c'est sans le courtiser, Empereur des jeux funèbres Pour «lui je in'oflre au baiser nrs trnolircs.
\. Air C^csnr (ju'il le faut.
Je le lance digne et grave, A voix pleine et le front haut, (lomnie un brave.
nue le geste ilo les tioigLs Me soit la fourche ou la palme.
J'aurai fait ce que je dois, Je suis calme.
Avec grilce, en beau guerrier.
Je tomberai, si je tombe, Pour qu'on plante un vori I.Éiirirr Sur ma tombe.
Tout le reste m'est égal, Ma conscience étant sauve.
A présent, prends Ion régal,
l'.i'h- f;iuvf î
viATiyuKS ir»
nue peul mimporler, mon cher, Du ton blAme ou U lt)uango T N oii-i mon sarig et ma cliair.
Bois et raan^îe.
10 Mi:s l'Ai! A m s
LA PKISONMKUE
Aux vajioivux cix'ijo.iux des nuap:cs mouvants La princesse accoudée en pleurant me regarde. Pour vaincre les dragons (|ui vous ont sous leur ^^irdo, Voil;i-l-il pas un jjeau chevalier, sans suivants !
Il en viendra, princesse, et j'ai pris les devants. Si ma mine d'ailleurs vous semble un j)eu hagarde, iTesl que mon casque porte une étrange cocarde nù l'-)r<-.>»,-,i(>i 11.. i).'. lippl la rosf> (io> vont*;.
lion ! \ nus riez de moi, maintenant, o jolie. Vous me jugez un fou. Soit ! J'aime ma folie, piiUrinc i-'i-<t .«llo qui nif l'.'iit. '^'^ul. s;ni< <.'.-iii|i]s;.
Avec mon espérance en loques pour bannière.
Assaillir le château gardé j)ar des dragons,
l.c i'li."ilp.-iii (If V(i^ loiif"; fiuiiii^. o jiri^iiiinii'Ti' !