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IIAI.L ADi: Mi;'l AI'llYSKjl K
() mélai)liysi(|uc, iijjpi-lil D'ouïr parler qui vout sp l.iiio.
l)c savoir où va. d'où soi-lil El comment est fait le mystère !
Dire que de nous, vers de terre.
Ce Tout qui doit nous écraser.
Nous pensons ([u'il est Iriliulairc !
Le ciel lient bien dans un Itaiser!
<^>uiti ! Noire, (tcrveau si pclil, (^e rien ijui jjour un rien salière Va lirusquenienl s'anèanlil.
Pourrait inventer linvenlaire De rillre à l'orbe uJ)iquilaire '
» HKM<M •> l'.J
l.'iiiliiii viciHinut s'y ca.MT !
i'aur(|Uoi pas"' Toiitr «M rt^iliTr.
l.c riol lient Iticn tl.-ins un hiiiKor '
\ »ii> |ilia«>i. 1, (Hiiiiic I mvoiii : l.>sp;i«"f •'>! imir; l»>iil s'nlililcro M.iis il suftirail quo (lartit I.o Irnil «l'un «^l'Iiiir solitaire, Pour «jue du Cliiei» au Sa;;iltain" Ton u'il vit soudain s'einhrnsor Tout rahinie ullraplanétairc.
Le oiol lient liien ilans un l»aiser
l'rinee, ton eràne fra;;nientaire.
Kt (|u'un ^'rain de plouil* peut liriser,
I>u monde il est dëposil;iire.
Le ciel tient liicn dans un baiser !
17 i MKS TA H A MIS
BALLADE ANTIMETAPIIYSIQUE
Pourquoi lenler le ciel immense Dont nul jamais n'est revenu ?
Pourquoi ce désir de démence, D'absorber en loi, contenu, Le contenant? C'est saugrenu.
Tu le crois aigle et n'es qu'une oie.
Reste à terre, trotte-menu.
Dans son propre cœur on se noie.
De ton loi, lamentable manso où lu vis comme un détenu, .\ peine as-tu l'accoulumance, Et lu fais ce rêve cornu Do votrnor. Inurd psjtril cli;irnu.
liVNs I.KS KKMOl'S
Au fiouJVr»' ou l'iiiliiii louriioif
Klernollempiit contiini !
Dans son pruiirc cti'iir on sr noio
l cuir 11- Il Mit cl l.i >.ciiiciicc Do tout (l.ins Ion poinjr si It-nii.
Voilà Ion ospoir. Mais roinnionce P.ir ti»i-in«''nj»'. ji.iuvrc inircmi.
A s'étudier, soi, tout nu, Oue de jours en vain l'on journoie !
El de quoi s'esl-on souvenu ?
Dans son propre cœur on se noie.
Prince, alchimiste au front clionu.
L'or du ciel point ne se monnoie.
Tu veux plonger dans l'inconnu:' Dans son propre co'ur on se noie.
170 M i: S I' \ H AU l:
Quoi ! Sonner la diano à ce pouplo. ondornii
Dans la slupidité dont il a Tliabiludc !
El si dormir toujours fait sa l)éaliludc,
Do (luol droit, la troubler en claironnant emmi ?
Tu dis que le front noir de la nuit a blènii. Que l'aube du i^rand jour point pour la multitude. 0 fou, tu ne connais donc pas l'ingratitude De ces brutes, à qui l'apolre est reinicmi?
Leur juiu u^t il'i'iii)ri:i;r d aljurd qui les réveille. Du firmament nouveau contemple la merveille Sans convier personne à ton ravissement.
\ors l'Orient levé marclie d'un ])as agile, Mais furlif, en silence, et solitairement, Et garde le secret du futur Evangile.
Mais qui leur chantera l'annonce des malins. A ceux qui vivent sous dos Icnèhres d'édipse ? I. cleusiaiiue arrùl, la claire Apocalypse, 'jui leur en ouvrira les iiuis adamantins*
Kn ce temps de ferveur âpre et de cris lointains. Malheur au sourd-muet du moi, honte au solii)se î Non. (Maironne sans peur, el parle sans ellipse, l'évoile Isis. Que tous boivent à ses tétins !
Keboul ! J'ai vu le jour. 11 est proche, vous dis-je. ^lt>s frères, avec moi courex vers ce prodifie. ne veux pas jouir <K' l'aurore tout seul.
^ous vos réveils cruels qu'importe si je tombe ! i;»'veillez-vou8 ! J'aurai l'aurore pour linceul Il 11' dieu iionvi'.Mi-ni' plpiirer.i sur ma loiiihe.
\'i< MKS l'Ait A m s
.\i:iv
Puisque tu h'ms nu dos f|UP dos oiiihryoïis d;iilt's. Henonce ;i l'envoler, et de tes Itrns manclinls Ne tente pas en vain l'essor des hirondelles.
Arrani^e-loi, tant bien que niai, dans tes cachots. Tache que nul rayon du dehors n'y pénètre, Nulle brise, apportant l'espoir des pays chauds.
Pour oublier l'azur que lu ne peux connaître, Fixe à terre tes yeux dans l'ombre emprisonnés. Après avoir bouché ta porte el ta fcnélre,
Kl (|iu' Ion horizon soit le bniit de Ion nez.
I»A.\N Ll .^ l(b:MUL> i't'J
Non ! ce n'est pas encur la nuit et le silence ! Je ne peux vivre ainsi, tant que je suis vivant. Du trou de mon volet toujours un rais s'olance.
Celte poussière d'or, c'est le soleil levant. bruissement doux ([ui passe sur les i)laine>, st le vol du nuaj;e aux caresses du vont.
inme lui je frissonne à ces tièdes haleines. li beau me faire aveugle et sourd, j'entends, je vois 1 k' dansantes clartés mes ténèbres sont pleines,
' (l'in^ iiiiiii «•■■•III* iiiiift V'iiii'i iiiiiiiti-r ili'^ vniV
ISll mi: s 1- Vli.Mils
BALLADK DES MÉCHANTES I:To1L1:S
Ali ! les étoiles éternelles Nous attirent comme un ;uni;uil, Avec leurs étranges prunelles De topaze et de diamant.
Uù vont silencieusement, Trouant la nuit aux sombres toiles, Ces abeilles d'or essaimant?
No repjarde pas les étoiles.
(^lar ces mystiques sentinelles \'ersenl dans nos cœurs le tourment De linlini qui luit en elles.
Nous qui ])assons, nous consiun.iiil l'.irmi tics rêves d'un nif)mciit.
(loin iiouK fuit froiil daiiti Iok inoollos. «^»ui veut vivre tr;in(|uilltMnont \« r»'i:-««*il«' l'-'î» It's ('•li'iU'S.
domine des feintiies criiiuiicllcs Elles ont un ref;iird charmant.
Chantant de douces ritournelles, Elles disent ({u'en les aimant On sait le pourquoi, le cnnnnenl.
Et quoa peut soulever leurs voiles.
Mais ce n'est pat» vrai. I.eur voix ment. •Ne regarde pas les étoiles.
i'riiii'c, au .ijomiri' liu iiiiiiaim.'nl Ces dorades-là soûl des squales Dont nos raisons sont l'aliment.
-Ne regarde pas les étoiles.
182 MK< I' Ml \i>r
nALLADi: POUR LKS KTOILES QUAND MKME
Le iliis nu feu, le vntln> à tahlc !
Oui, ce vers l)Ourgeois a raison.
Ce n'est pas un sort lamentable De rester calme en sa maison Et d'y savourer à foison Les vins, les mets en ribambelles.
Soupes, ragoûts, rôts, venaison.
Mais que les étoiles sont belles !
Kl si l'on n'est pas un notable l'oussant son ventre à crevaison.
Si l'on trouve plus délectable De s'aimer, suivant la saison, Sur la i»lumc ou sur le gazon,
I)AN< LKS HE M Ut S
Certes, {>i^eun« et colombclloti, Divine c&l votre pAinoiiion.
Mai« que les étoiles sunt belleti !
Ah ! sur l;i mer rpouviint.ililo «'."est gniiul, d'aller comme Jnsun <^>uérir la chiiiu-rique ètalile Dont riiùle a de l'or pour toison.
J'irai. J'ouvrirai la prison, O bélier céleste, où tu l»èles.
Vents, vaiTues, tout ui'esl trahison.
Mais que les étoiles sont belles !
Prince, il n'est pas de guérison Pour nous autres, fous et rebelles, Mangeurs d'air, buveurs d'horizon.
Mciis (juo les »'tuiles sunt hellos î
ISi MES l'A H A m S
« Qui que tu sois, qui vis en moi, qu'on nomme lame. « Passagère habitante au taudis de mon corps « Ou lueur du flambeau dont il fournil la flamme,
€ Mon âme, je suis las de vos longs désaccords. « Puisqu'il vous faut rester coude à coude sur terre, € .louez ensemble, lui des tambours, toi des cors,
« llosanna pacifique ou marche militaire,
« N'importe ! Seulement, allez du même pas,
« Sinon, tais-toi, voilà mon ordre, ou fais-le taire. »
Mais tous deux onl crié : « Je ne me tairai pas ! »
DANS LES HKMOr^ 185
Kl Ijiulis que mon coii)s clierclie le bien pliy^i.m. Et t.indis que mon ;"ime aspire an ciel rêvé. Je demeure assourdi de leur rautjue nui>i(|Uf.
Mfiiiiii i;i vii.iiixiii ^r.isM- i-l 11- iii\ siiijnc nir.
Je soupire avec l'une et je hraille avec l'autre. La lèle dans l'azur, les pieds sur le pavé.
J ai des sommeils de brute et deN réveils d'apotre. Je me sens mabimer dans un goulVre d'émoi Voyant qu'au même instant je plane et je me vautre.
Et je dame : « Ue ces deux mvi. lequel est moi 1 »