front est ploîn de vacnnnes
Au tM'ur, rien î II ne bat plu».
;.. . . 4 d'une douceur lello Itanb IVvnnouifttiemcnt, «Ju'on voudniit de ce moment Faire une mort immortelle.
O sentiments surhumains, O tK*pas d'apothéose, Qu'on a pour si peu de chose.
Pour l'étreinte de deux mains !
IM M F. s l'AliADi:^
Fleur sorcière, iloiil le nom seul fail lrcss;iillir.
Fleur secrète, el que tous pourtant peuvent cueillir,
Fleur la plus merveilleuse au jardin des merveilles,
Fleur idéale et fleur réelle, qui réveilles,
En l'éveillant toi-même, à ton Avril soudain
Les mille et une fleurs du merveilleux jardin,
Fleur de toute la chair et fleur de toute l'àme,
l'icur de sang, fleur de rêve, humide fleur de flamme.
(iliaude sous ta rosée et fraîche en la chaleur,
Fleur qui nais pour mourir dans la jumelle fleur
Dont le calice vient se joindre à ton calice.
Fleur du premier frisson et du dernier délice,
Fleur qu'on manpre à plein cœur sans jamais l'épuiser.
Fleur dont nos lèvres sont les pétales, baiser !
i r V i II - 'ru
1- vous avez beau dire, il faut (|ue les pétales cul réunis. Il faut qu'à des ardeurs brutales
Ltur pouqire se dessèche ainsi i|u"en un brasier
l'"ur quéclose la rose au mysliijue rosier.
- mystique qu'il soit et de si pure eiisence, rosier, où la rose enfin prendra naissance.
il peut mopter au ciel, mais il jaillit du sol ;
'"' pour «ju'en papillons d'odeurs au lé^er vol
" • xhale l'idéal dont il parfume l'àme,
■ st la sève d'en bas, du réel, qu'il réclame, .'st la terre, grossière et forte, au suc vivant.
■ •«it l'étreinte des corps, l'un laulre se buvant. ^ us que l'un de la soif de l'autre s'elTarouclie,
us le oliaud face-à-face où l'on n'a (]u'unc bouche.
23i MKS l'AUAniS
El donc, suis d'ici proscrite, Jeûneuse (jui le repais De vent, de mots, de respects, Fausse pudeur hypocrite !
Arriére vos froids ciseaux, Vous, les platoniques zèles ! Oui, les anges ont des ailes ; Mais c'est en plumes d'oiseaux.
Les plus suaves corolles.
Au plus idéal carmin, On les cueille avec sa main Et non avec des paroles.
LES îLLs u'uii -a:,
i»n c«l U'xen foroiN d'osor î l>v la rarciis»' (itMiicnto l><^j;i lout le vin formotilt!
Km l'eau ilu chaslo baiser.
«Ju'on veuille plus, c'esl dnns l'ordre, l.e (lohurs nu-no au dedans.
Les lèvres sunl près des dents.
! -'^ 'lents sont faites pour mordre.
l.c désir (|ui j»e eachail Se montre vite délire.
Feut-on jouer de la lyre Sans iii frapper de l'archet T
I «lin de la face blémie
• »ù le &nni; jamais ne bout !
II faut aller jusqu'au bout Me l'amoureuse alchimie.
Il faut ne pas avoir peur •^•u'entin la chaudière éclate, l-'explosion écarlate Sort du bleu de la vapeur.
Mi:S l'AUAItlS
<^)ue le plaloni(|uc Irisle Se conlenlc de soniier !
Toi, qu'allôclic le danger, Agis, vaillant alcliiiuisle !
Dans l'œuvre qui s'accomplit, 'l'a pierre philosophale A pour soufflet la rafale, Pour creuset le creux du lit.
LES iLKS n OH ?:i<
ni, femmes, notre corps au pourchns de votre âme I iclie toute sa meute après ce cerf «jui lirame,
' la chasse se rue au plus profond du bois, I ..ir voire àrae a pour fort votre corps aux abois : Mais c'est notre àme aussi qui jralope et la mène. Cette cliasse où prend part toute la b/^te humaine.
II chacun à la fois est gibier et chasseur,
Il l'on se clierche, où l'on se perd, dans l'éjKiisseur l)i*s fuurrt^s, à l'assiiut des brûlantes collines. Au creux des ravins, noirs d'ajoncs en javelines.
>r les rocs, les ruisseaux, les landes, les étan^'>. Pirmi les bonds fougueux des chevaux haletants, I ours naseaux enflammés, leur crinière «jui vole. Il- boiirvari des chiens roulant en trombe folle.
'-38 MKS I> A RADIS
L'appel tics cuivros, los l;iï;ui!s des ral)alleurs.
Les jurons, les venls chauds pleins de chaudes senteurs,
Jusqu'à temps que le cerf, dont l'u'il sanglant s'eflarc,
Toinhe, tandis qu'enfin sonne à toute fanfare,
Pour servir la curée à l'àme comme au corps.
L'ululant liallali que clan.iiorcnt les cors.
*«eins de neige, «trcillcrs de iraichcur el d uuLli, »»ù. soùlé de la course el du fauve halhili, • lu rejK)se son front pesant et plein de braise ! Sorbets en globe dont la pointe est une fraise ! < ilaciers miraculeux après tant de chaleurs ! Kt loi, plus froid encor, double mont, ^'ivre en fleurs, Alpes de lys, albâtre, arj^ent, nacre, avalanche, >i près du gouffre rou^, avalanche si blanche ! t) douceur, d'y sentir s'éteindre peu à peu Les cendres du brasier qui vous mettait en feu ! Douceur de s'engourdir au gel qui vous pénètre Kt d'y laisser, dormanl, crislaUi>er son être ju'un suave néant lentement a rempli !
ii.iirs de neige, tombeaux de fraicheur et d'oubli !
*2iO MES PAIIAHIS