‹ Mes paradisChapitre 39 sur 63 · I-oin de les fuir, je les réclame · texte numérisé non relu

I-oin de les fuir, je les réclame

Jirai, volcan coiffe de feux, l'a^^er ma main dans tes cheveux.

n .■ .-Il w.irl'ti viMi.. ..1 viii\.-

-2C. MKS r.MlAIUS

EnsciuMr .nix crins mms nous prendrons El l'on vorra do nos doux fronts I.i^iiuf! s('r;i If jilii^ i'''l «■l.iiivc.

Et l'on se rue oi)ord union l

Dans voire cralèrc fumant,

Passions aux torrents do lave,

Et dans la torride liqueur,

Kauvc, à pleine cliair, à })loiii cour,

Comme dans l'eau fraîche on se lave.

Car soi-m(>nie on est un foyer

Où la santé fait flamboyer

Une si brûlante fournaise,

Que les brasiers les plus ardents

Vous sont, môme en dormant dedans.

Un lit où l'on rêve à son aise.

Et j'y dormis, elj'y rôvai,

Soûl d'un vin féroce cuvé

Parmi des fracas de bataille.

J'y dormis mieux qu'en un cercueil,

Dans des rêves que mon orgueil

Enflait de deslins à sa taille.

J'y tl« do» r^vo« fcouvordiub.

J'y d. -•• ■ î i-nil^re aux rein», Eli iii' il lie* Iliiitoircii

Où sous lie Kniiidii arc« triumpliaux J'allais, traîné par huit chevaux, Sur un char ailé do vicluirci»,

Et vos panaches, û vulcans.

Tordaient les rou^'cs ouragans l>e vo* gloires décountnnéeti Au cimier de mon casque dor.

Mon casque de conquiKtador Prince des Iles fortunées.

'2'28 MKS l'AHAhlS

Il Cil est OÙ l'on fui ensemble cl le César

Masqué de vermillon, lauré, seul sur un char,

Et le conquistador trouvant son Amérique,

Et le prince tyran d'un univers féerique

Ayant pour loi suprême un son de votre cor,

(»ù l'on fut tout cela, certes, et plus encor;

(iar ce que Ton y fut, c'est Dieu, tel qu'on le rèvc,

L'I^tre absolu, parfait, IKtre à qui semble brève

L'éternité, pour qui, rien, hors lui, n'existant.

Tout le possible emplit l'infini de linstant.

Oui, cet Etre, on le fut, oui, lui. Qu'il me démente.

Celui-là qui se fond dans une aimée aimante

Et (jui voit, à l'éclair né de leur couple uni.

Toute l'éternité baiser tout l'infini.

Le& iLt.s II oit

' iihtU. dont J'ai loué si souvent le pouvoir Manque de tout rendre et de tout faire voir,

• diamants, rubis. sa])hirs, perles, opales.

:m'raudes. énjaux, mots, ijue vous êtes paies !

Il plutôt, quoique ayant rani; de bon joaillier

ni connaît vos secrets et sait vous travailler. V me servir de vous combien je reste {fauche ' I ii craint, parlant Amour, qu'on ne comprit Pi-!>;iiiche :

' Mie d'or la plus rouge de l'archipel, 1. 1 plus en or. j'ai, pour la peindre, fait appel \ ceux de vous qui sont les plus froids, de l'eau claire, ' '.' l'eau terne, de la philosophie en j^laire. ^'iiand il fallait du sang vivant, du sang venueil. De l'tMixir de flamme et du jus de soleil !

-:îO m i.> r \ i; A !iis

Une menollc vous serre L.i main dans l'ombre en passant , Des cieux un aigle descend El l'on est tout dans sa serre.

Ces petits doii:ts gracieux, Leur toucher furtif vous broie ; L'aigle en déchirant sa proie Hcmonlc au goulïrc des cieux.

On tremble, on pâme, on suffoque Dans cet air qui va coupant Le souffle tandis (ju'on pend Inerte comme une loque.

Lr ^ Ml» Il 'M;

Sur les ycax clns paitt>c un flux Ih' nuil, do K.iii|ir et de Inrmet.

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