‹ Mes paradisChapitre 43 sur 63 · I KS D'OR · texte numérisé non relu

I KS D'OR

Amuurti (|u'on :iltrn|ip nu pa^snci*.

Amours si \ii(> i'oiiiiuiniiu'> Kiu'à poino un a vu leur visage, C/osl loujourii lie l'nmour. Aime/. '

Amours >[u mi ncoiti- nu <ju on st-uif, Amours purs, ;imours malfamés, Amour pour qui point ne vous aime, (.l'est toujours de l'amour. Aimez !

Amour &;ins Un, amours sans nombre, Amours aux objets innumés, Amour dun ri''ve, amour d'une ombre.

C'est toujours de l'amour. Aimez !

Aimez î Dans vos regards limpides Ces éclairs toujours rallumés Sont les étincelles rapides ?'•• '■ ti •"■• 't'rnclle. Aimez!

■.m MKS l'AKAItlS

Ne vous arrofjcz pas ce droit, Ne vous faites pas celle injure, Que l'un crie à l'aulre : « Parjure ! » A feindre qu'on aime, on le croit.

Ton corj)s pâmé, pendant qu'il serre Ce corps qui pâme entre tes bras, Tu diras ce que tu voudras, Si tu mentais, lui, fut sincère.

Ouand le spasme prête serment^ Le plus mécréant croit y croire.

C'est après, quand il se fait gloire D'avoir été menteur, qu'il ment.

LKS iLKS d'or ■-***

Ne vous plaignez pas îles ularincs t^>ui vous fout Uuil pleurer, auianls.

Tout ce qu'on a versé de larmes Plus tard se cliauge en diamants ;

Kl quand alors on se rappelle Le vieil amour dont on pleurait, ("'est comme au fond d'une chapelle, En idole, qu'il apparaît.

Vêtu de lumières fleuries, Daubes irisant des glaciers, Pans sa robe où les pierreries Sont les larmes que vous versiez.

•2i(> Ml. S l'A H. MHS

Les plus folles images sont vaincs A voua rendre, ô regards entre amants.

0 rosiers dont les fleurs diamants Versent du plomb fondu dans les veines,

() })oignards que l'on boit comme un vin. 0 flambeaux de discours sans paroles, i > déroulement de banderoles Sous des flots dont on est le Sylvain.

(» ciel d'rau sur quoi voguent des flûtes,

0 lac d'or roucoulant de pigeons,

0 Sirènes au haut des donjons

D'où s'envolent nos cœurs en volutes.

LKS Iles n'OH 24:

t) chilteaux irocriilcut. iltirienl, Dont IcK nefs ont un lys pour pilote, () la joie en souci qui snnglotc Et la peine qui daniic en rinnt,

n parfums devenus canlilènes,

t) clartés exhalant des parfums,

n drapeaux de Iriompiies défunts

Kt victoires qu'on cueille à mains pleines,

M nuages gros d'astres venneils l>ûnt les feux d'artifice nocturnes En cataractes vident leurs urnes De soleils aux rayons de sommeils.

O puits noir de la mer sidérale, O b;Uon pour le bleu pèlerin Oui gravit sous l'orage serein L'escalier de ri>Te8se en spirale,

»> brouillard eriL'e.inl im (iiuor nii le seul spectateur fait le drame O tissu dont le vide se trame D'un jamais festonné d'un eneor.

!iS MKS r AH A DIS

O trésors loul au loiitl de la source t^Uii couiiiieiu'o à la fois et linif, O trouvaille d'étoiles au nid, Sirius caressant la Cirande Ourse,

U bataille où les coups de canon N'ôtcnt pas une plume au silence, O hamac où le Sphinx vous balance Kt loul bas vous dit son i)elit nom,

(> festin pour le rêve en fringale Oue repaissent les réalités A la table des dieux invités, (» blasons dont l'orgueil se régale,

O voyages sous tous les climats.

Sans bouger, et la même seconde \'ous offrant Arkhangel et Golconde, () tropiques parmi les frimas,

() tempêtes dans des barcarolles,

O rébus dont on est le devin,

O flamljcaux que l'on boit comme un vin,

() vin dont on entend les paroles.

LKS il.» - 2i»

(> niimirt dévoras cl koùIhiiU.

'lerik dont le fou voui> tWviitr, x> i€ m lire en lumière vivante,

0 tonnerre» muets, (-clairh lents,

() retnirdii entre ninanti», tous les nia^i'» Sf tairont en"ar<^> devant vous.

iit doux, regards où, regarda fous,

1 ' loiubeaux des plus f«tlleK images !

Mi:> l'Ai; A ni:

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