‹ Mes premières années de ParisChapitre 104 sur 136 · SCÈNE CINQUIEME · texte numérisé non relu

SCÈNE CINQUIEME

Un bois.

Soleil couchant dans les arbres. — Proserpine et Siuarocca, habillés en bohèmes, attendent et guettent. Proserpine a un masiue à la main.

PROSERPINE, SQUÂROCGA.

PROSERPINE

Empoigne-ia!

SQUAROCGA.

Tu vas juger ce que je vaux !

Le postillon est bon. L'attache des chevaux Casse à vingt pas d'ici; pas un bout de ficelle; Il faut aller au bourg le plus proche; il dételle Un cheval, et s'en va. Pour aller et retour, Trois quarts d'heure, et l'on voit déjà baisser le jour. C'est alors que je viens, escorté de deux hommes Que j'ai dans ce fourré, — deux nobles cœur.s! Nous somme:

De bons bohémiens qui passent dans un bois. Nous nous intéressons à la voiture. A trois, Soudain, nous empoignons le monsieur et la dame, Sans môme avoir besoin de tirer une lame. Nous bâillonnons le frère et l'attachons au tronc D'un arbre; les passants, au jour, le délieront. Je prends la sœur, et puis aussitôt je l'emporte...

PROSlîRPINt:.

Tu ne lui feras pas de mal? d'aucune sorte?

SQUAROCCA.

Suis-je honnête homme ou non? Et n'ai-je pas touché — Et largement — le prix de noire doux marché? Jai quelque part un trou dans les rocs. Je l'y mène. Là, tous deux, sans danger d'une rencontre humaine, Elle et moi, nous vivrons le temps qu'il te plaira.

PROSE RIMNE.

Bon. Mais je voudrais bien —

SQUAROCCA.

Quoi donc, ma senora?

PROSERPI.Nt.

La voir!

SQUAROCCA.

Si tu veux voir comment est sa figure, Mois ton masque. Ils viendront avant la nuit obscure.

PROSERPINE

Lui parler! seule.

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