LIVRE IV. — PROSERPINE
A nous tout seuls. C'est vous! Gomme vous êtes belle!
PROSERPINE , à part.
Tu la hais donc?
SABATINO, regardant Angiola avec ravissement.
Doux ange aimé!
PROSERPINE, à part.
Pitié pour elle !
ANGIOLA
Comme j aime Renzo! comme il est bon d'avoir Permis que nous venions souper chez vous ce soir!
SABATIXO.
Chez nous!
AXGIOLA.
Oh ! pas encor, monsieur !
SABATINO.
Mon biei suprême!
AXGIOLA.
Il me reste huit jours pour dire non. Je t'aime!
SACATIXO.
Le paradis est sur la terre!
Ils se tiennent embrassés.
Tout à coup, Proserpine surgit derrière eus, un stylet à la main, et frappe Angiola.
PROSERPIXE.
Cel!e-ci Ne t'aura pas non plus!
Angiola tombe.
278 MES PREMIÈRES A.NiNÉES DE PARIS.
SABATI.NO.
Misérable !
Il arrache le stylet des mains de Proserpino et la frappe. PROSERPINE, tombant.
Merci.
Sabatino prend Angiola dans ses bras et lui bande sa blessure avec un mouchoir.
SABATINO.
Du secours! — Clicre enfant! grand Dieu! son sang ruisselle
Des valets entrent.
A'jlc! courez!
PROSERPINE
J'allais me tuer après elle.
Le coup m'en est plus doux de ton bras que du mien'; Je te rends grâce encor; — mais tu l'aimais donc bien!
SABATINO, à Angiola.
Tu soulTres, n'est-ce pas?
ANGIOLA
Oh! oui, beaucoup!
SABATINO, lui coupant son corset.
A l'aide!
Au meurtre! — Il est, bien sur, encore du remède. Pauvre ange! tu vivras, sois tranquille. Mets-loi La tète sur mon cœur.
H la porte sur un divan et lui arrange les coussins.