‹ Mes premières années de ParisChapitre 117 sur 136 · A VICTOR HUGO · texte numérisé non relu

A VICTOR HUGO

Je suis à Villequier ! et le printemps commence! On sent dans on ne sait quelle douceur immense

Que l'instant est venu.

Les branches, qu'un vent tiède avec amour caresse. 3Iettent leur robe verte, et plusieurs par paresse

Ont encore un ])ras nu.

28Zi MES PREMIERES ANNÉES DE PARIS.

Et voire nouveau livre en ce moment s'achève 1 Et, devant la fierté des chênes que la sève

Vient de ressusciter, Dans cette éclosion des feuilles et des ailes, Sous ce ciel rayonnant, des strophes éternelles

Vont se mettre à chanter!

Oh! qu'elles chantent! Tout attend leur arrivée, (lar le bruit des ruisseaux, le cri de la couvée

Et le frisson du bois Ne sont, dans le concert du théâtre terrestre, Que l'accompagnement. La nature est l'orchestre,

Le poëte est la voix !

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