‹ Mes premières années de ParisChapitre 118 sur 136 · DE MON VILLAGE · texte numérisé non relu

DE MON VILLAGE

Si (( le villageois d vous oublie?

Il voudrait bien! Mais il faudrait Que la fleur ne fût pas jolie Xi fraîche au soleil la foret.

Il faudrait que la blanche voile N'eût pas le gonflement soyeux

De votre robe, et que l'étoile Ne me rappelât pas vos yeux.

Il faudrait, pour être infidèle Au charme éternel qui me prit, Qu'on ne vît pas à l'hirondelle Les deux ailes de votre esprit

Il faudrait qu'azur, eaux, calices, Ne vinssent pas de tous côtés Se faire vos divins complices Et m'obséder de vos beautés.

Ce qui rendrait l'oubli facile, C'est que le bouvreuil chantât faux, Que le ruisseau fût inibécile Et que la rose eût des défauts.

11 faudrait — j'y perdrai ma peine • Que le souflle embaumé du bois Ne dît pas : Je suis son haleine, Et le rossignol : J'ai sa voix!

Il faudrait beaucoup trop de choses.

J'v renonce donc. Et d'ailleurs,

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