‹ Mes premières années de ParisChapitre 127 sur 136 · LEUR MARIAGE · texte numérisé non relu

LEUR MARIAGE

Ainsi, c'était pour lui que tu venais au monde! C'était pour lui ta grâce et ta beauté profonde

Et les dons par monceau Dont, en leur qualité de fée et de génie, Ton père glorieux et ta mère bénie

Ont doté ton berceau!

32Zt MES PRI-Mlî-RES ANNÉES DE PARIS.

C'est pour Charles — tu vois aussi comme il t'adore! C'est pom' lui que l'amour avait, dès leur aurore,

Dans la première fleur De leur avril, à l'àgc où l'àme ouvre son aile. Marié pour toujoui's au i)lus grand la plus belle,

La meilleure au meilleur !

C'est à mon Villequier qu'il l'avait destinée! Oh ! comme le ])rinlemps sera beau cette année !

Comme, sous ton regard, Tout va fleurir autour de la douce demeure ! Et comme l'hirondelle accourra de bonne heure

Et nous quittera tard !

Oh! le jardin, le parc, la colline, la plaine.

Les sentiers, les oiseaux dont la leuillée est pleine.

Comme ils t'attendent tous !

Avec quelle fierté d'être à jamais ton hôte Le bois va dii'C au fleuve et la rive à la cote :

— Sais-tu qu'elle est à nous?

Comme ils seront tous fiers de leur jeune maîtresse! Comme le fleuve va vous inviter sans cesse

Aux courses en bateau Et. quand il te tiendra, de quelle lèvre tendre Il jjaisera la main que tu laisseras pendre

Dans la fraîcheur de l'eau !

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