‹ Mes premières années de ParisChapitre 126 sur 136 · A PAUL M · texte numérisé non relu

A PAUL M

Nous étions deux enfants; moi, j'arrivais; nous n'eûmes Qu'à nous trouver ensemble, et nous nous reconnûmes. Nous fûmes aussitôt des amis de longtemps. J'eus une fluxion de poitrine à vingt ans; Tu ne t'en souviens pas puisque tu l'as soignée ; Moi, je me la rappelle ! 0 ma vingtième année! Deux rayons de soleil la dorent dans mon cœur; L'un des deux, c'est toi, Paul. La fièvre et la langueur M 'épuisaient; tu venais; tu quittais tout, famille, Travail, amusements, le vert printemps qui brille ; Pour me désennuyer, tiens, tu m'as lu Maitprat. J'étais impatient, brusque, exigeant, ingrat;

•Ô22 MKS rni-MlkRES ANNÉES DK l'M'.IS.

Si tu ne venais pas à la minute dite.

Si quelque alTaire urgcMite ou bien (iiielcjne visite

T'avait mis en retard un peu, quand tu montais

Haletant, inciuief, tendre, je t'insultais,

Et je te reprochais ton zèle de la veille.

Ta bonté souriait et te fermait l'oreille,

Et, comme je soulTrais, tu me doimais raison,

Et ton remercîment ce lut ma gucrison!

XYII

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