A THÉODORE DE B
A[)rès avoir lu ses Odes Fanambalesquei
Ami, ton volume m'attire. Risible et pensif à travers.
J'aime ce carnaval du vers Où l'ode se masque en satire.
C'est méchant et c'est excellent!
C'est la ruade et l'étincelle,
/i8 MES PREMIÈRES ANNÉES DE PARIS.
Le coup de poing et le coup d'aile ; Ca fredonne, même en ronflant !
C'est le babil de toutes choses.
De l'éteignoir et du flambeau; C'est le laid qui devient le beau ; C'est le fumier père des roses !
C'est l'idéal dans le réel; C'est la vérité qui s'insurge; C'est insolent comme Panurge Et c'est joli comme Ariel.
C'est Rosalinde qui s'enivre !
C'est la rue et c'est le château.
Ah ! Teniers dispute à Watteau L'illustration de ton livre.
Derrière la strophe où tu ris De mêler l'ortie aux pervenches.
On voit, en écartant les branches.
Régnier embrasser Lycoris.
C'est tous les jurons de l'auberge Et toutes les chansons du bois.