‹ Mes premières années de ParisChapitre 21 sur 136 · QUI TOMBAIT UN VENDREDI · texte numérisé non relu

QUI TOMBAIT UN VENDREDI

Lorsque les Apôtres

Et les autres Balayeurs de dieux Ont fait au vieux culte

Leur insulte.

Ils n'ont pas eu d'yeux,

Et, dans leurs rudesses

Aux déesses, Ces nouveaux-venus Ivres du baptême

N'ont pas même Epargné Vénus.

Ils l'ont exilée;

Et, mêlée Aux dieux mendiants, La déesse en fuite

Est réduite Aux expédients.

Vénus, cette année.

Consternée De se voir sans cour Et que voire fête

Se répète, L'a mise à son jour.

Ce jour-là va faire,

Elle espère, Accroire aux marchands Que c'est pour sa fête

Qu'on achète Leurs fleurs à pleins champs.

Et, gloire frivole.

Elle vole Les vers qu'elle sait Que votre œil d'aurore

Fait éclore :

Car elle vous est.

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