‹ Mes premières années de ParisChapitre 26 sur 136 · LIVRE I. — L'ATTENTE · texte numérisé non relu

LIVRE I. — L'ATTENTE

Que n'attaque aucun Robert Chante avec désespoir : Grâce!

Me voici sur le palier.

Je froisse d'un poing avide La rampe de l'escalier ; Le corps penché sur le vide,

Je tends vers elle mes yeux, Et, contraignant sa paresse, Mon regard impérieux Exige qu'elle paraisse.

J'y mets mon cœur tout entier...

Soudain, au bas de la rampe, Une ombre... C'est le portier Qui vient éteindre la lampe.

Minuit! Soit. Ah! c'est ainsi f L'espérance serait folle Maintenant. C'est le souci Qu'elles ont de leur parole?

Un oubli si méprisant!

Tant mieux! Je ferme ma porte.

l!x MES PREMIÈRES ANNÉES DE PARIS.

A deux tours. Viens à présent, Et que le diable m'emporte

Si pour t'ouvrir — tiens, je mets Le verrou — je me dérange Ce soir, demain , ni jamais !

Misérable!... Un pas! cher ange,

J'accours!... — Et j'ai, dans la nuit.

Presque embrassé le trombonne Qui s'insinuait sans bruit Dans la chambre d'une bonne.

Couchons-nous. Elle verra!

Oh! mais j'aurai ma revanche!

J'écume. — Elle arrivera Demain, dans deux jours, dimanche;

Et lorsque je hii dirai Qu'il est inimaginable Qu'on fausse un serment juré, Et que c'est abominable

D'abandonner un garçon

Seul, la nuit, dans sa mansarde,

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