‹ Mes premières années de ParisChapitre 27 sur 136 · LIVRE I. — L'ATTENTE · texte numérisé non relu

LIVRE I. — L'ATTENTE

Elle aura cette raison Que sa pendule retarde.

Si je trouve le motif Médiocre, elle est capable De se courroucer tout vif, Et je serai le coupable.

Qu'elle y vienne ! Cette fois, Les excuses que j'apprête Sont celles que je lui dois...

Une voiture s'arrête...

Otons vite le verrou.

C'est elle! Elle est dans l'allée.

Je reconnais son froufrou De soie et sa marche ailée.

Ses petits pieds ravissants.

Dans cette ombre cju'elle affronte, Tàtent les marches. Je sens, A mesure qu'elle monte.

Ma colère s'apaiser.

Où trouver une réplique

A cette preuve, un baiser?

0 femme ! ange diabolique !

Quand ce doux être inhumain Le regarde, l'homme tremble; Et cette petite main En fait ce que bon lui semble.

Tout s'égaie ou s'attendrit

Par la femme. On a, sur l'heure,

De l'esprit quand elle rit

Et du cœur quand elle pleure.

Contre elle rien ne défend.

Si tu veux tenir une âme, Prends la femme par l'enfant Et prends l'homme par la femme.

XXTI

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