‹ Mes premières années de ParisChapitre 28 sur 136 · A UNE RIEUSE · texte numérisé non relu

A UNE RIEUSE

Vous avez le rire sonore

De celle à qui tout vient s'offrir,

Et votre caractère ignore

Comment on s'y prend pour souffrir.

Vous êtes clarté, danse, joie, Couplets à tous les vents semés...

Et vous voulez que je vous croie Quand vous dites que vous m'aimez!

Vous m'aimez à votre manière, Vivement, avec la verdeur

Et Tallcgresse printanière l)"un Mai sans nuage boudeur.

Avec tous les rayons qui tremblent Sur votre visage vermeil Et sur vos cheveux d'or qui semblent Avoir pour coilîeur le soleil.

Avec la gaîtc lumineuse Dont les éclats font que je dis Qu'on vous prendrait pour la sonneuse De la cloche du paradis!

Vous m'aimez; sans effort extrême J'en conviens; votre chère voix Me l'a dit; et vous croyez même Me l'avoir prouvé quelquefois.

Je dois à la reconnaissance Autant qu'à la véracité De vous accorder une absence Totale de férocité.

J'ai vu quelquefois, ô ma fée, Et c'était charmant, j'en réponds,

Page 1