‹ Mes premières années de ParisChapitre 36 sur 136 · LIVRE II. — HANS ET MARIE · texte numérisé non relu

LIVRE II. — HANS ET MARIE

Deux pauvres cœurs , elle a peut-être, en y songeant,

D'aussi bonnes raisons que nos raisons d'argent.

Devoir, autorité du père, que m'importe?

J'ai bien fait, vous auriez tous agi de la sorte,

Vous m'avez approuvé de m'arracher le cœur.

Merci bien ! Oui , le père est demeuré vainqueur.

Et vous m'estimez tous! Prouve-moi, je te prie,

Que ton estime vaut un baiser de Marie !

Niais, d'avoir troqué mon enfant contre un mot!

Rendez-moi mon enfant, et pas d'honneur plutôt!

Ah! maintenant, sans peur qu'on glose et qu'on babille.

J'ouvrirais au mépris s'il ramenait ma fille!

11 remet son menton sur son bâton et ne donne plus signe de vie. GRUNDLER, à Karl.

A la fin, viens! tu vois comment il te répond.

KARL, à Grundler.

Plus qu'un mot!

A Jacques.

Si hargneux que tu sois, comme, au fond, Je sais que ton aigreur n'est que de la souffrance, Je le la passe ; et quand, selon mon espérance, Tu ressusciteras, songe que nous t'aimons Et que ta place est vide à table et sur les monts.

Aux chasseurs.

Et maintenant, allons souper!

Les chasseurs passent. — Depuis quelques instants, le ciel s'est assombri et est devenu orageux. — Une vieille femme sort de la maison et s'approche doucement de Jacques.

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