‹ Mes premières années de ParisChapitre 49 sur 136 · LIVRE II. — HAXS ET MARIE · texte numérisé non relu

LIVRE II. — HAXS ET MARIE

Tu vas pouvoir manger du pain. J'ai de l'argent.

MARIE

De l'argent!

HANS

De l'argent. La somme est assez forte, Je crois. Tiens.

Il lui donne la bourse.

MARIE

D'où te vient cet argent?

HANS

Que t'importe?

Tu vas pouvoir manger.

MARIE

Quelqu'un t'en a fait don?

Qui? Tu ne réponds pas. Mais alors tu l'as donc?...

Il ne répond pas.

O mon Dieu!

Ils restent accablés tous deux.

II AN S

^'ous avez laissé tomber la bourse.

Il la ramasse et la lui tend.

Prenez-la.

MARIE

Je ne puis.

II AXS.

C'est la seule ressource

12i MKS PREMIÈRES ANNÉES DE PARIS.

Que nous ayons. Allons, est-ce le dernier mot ') En voulez-vous, ou non?

MARIE

Ami, mourons plutôt.

HANS

Bien.

Il jette la bourse au loin. — Puis il charge son fusil.

Nous partons, venez.

MARIE

Où donc?

II AXS.

Chez votre père.

MARIE

Non.

II ANS

Sur-le-champ. J'ai fait assez pour vous, j'espère, Et j'ai le droit d'avoir enfin ma volonté. J'ai sacrifié tout et j'ai tout accepté Pour notre guérison. Je n'ai pas été Uiche. Je n'ai pas fait l'enfant malade qui se fâche Contre la potion et qu'il faut bien prier. J'ai bu la médecine horrible sans crier. Je n'en ai pas laissé dans le verre une goutte. Je ne suis pas celui (ju'un seul échec dégoûte, Un monsieur délicat, un ouvrier décent.

J'ai fait tous les métiers, jusqu'au crime! — A présent. Puisque l'aide du crime a l'air de vous déplaire

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