‹ Mes premières années de ParisChapitre 48 sur 136 · LIVRE II. — HANS ET MARIE · texte numérisé non relu

LIVRE II. — HANS ET MARIE

HAXS.

Tonnerre imbécile Et criminel, auquel il était si facile De me broyer avant le meurtre., et dont les coups Sont pour des sapins 1

31ARIE, paraissant.

Hans!

Elle l'aperçoit

Ah!

Elle court à lui.

Cher Hans !

HANS, MARIE

HANS

Ah! c'est vous!

MARI E

Oui, j'avais cru — j"en suis encor toute glacée — Entendre...

HAXS.

Entendre ?

MARIE

On est aisément insensée Dans une telle nuit. J'avais cru...

Lui prenant la maia et la mettant sur son cœur.

— Tiens , bat-il ! —

12l> -MKS PREMIERES ANNÉES DE PARIS.

Entendre...

UANS.

Parle donc!

MARIE

Un coup de ton l'usil , Et puis comme un grand cri. Tu m'avais renvoyée; Alors — oui, c'est bien fou — je me suis elTrayée Et j'ai craint... Mais tu vis! merci!

UANS.

('e sont les bruits Des forêts. — Me tuer? est-ce que je le puis?

Non! J'étais folle. Ris de ma peur, pour ma peine.

H ANS

Le vent a cjuelquefois comme une voix humaine.

MARIE

Oui, c'est évidemment le bruit du vent que j'ai Pris...

Il AN s.

Quant à mon fusil, il n'était pas chargé.

MARIE

Ainsi !

II AN s.

Meure qui veut! c'est le moment de vivre. Souris, pauvre affamée, au jour qui te délivre. Le destin a cela pour lui qu'il est changeant.

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