‹ Mes premières années de ParisChapitre 94 sur 136 · SCENE DEUXIEME · texte numérisé non relu

SCENE DEUXIEME

Un salon.

PROSERPINE, SABATINO.

SABATINO.

Quelle raison vous fait me traiter autrement

Que les autres? Vouloir devenir votre amant

N'est pas pour vous un tel affront que, d'habitude,

Vous le récompensiez de manière si rude.

Si vous saviez la peur que me font vos refus!

En sortant de chez vous, je cherche, tout confus.

Ce que je peux avoir d'étrange, de bizarre,

D'horrible, qui pour moi vous fasse si barbare.

Quel impossible excès de monstruosité

Parvient à me fermer votre vaste bonté.

Je tremble, et pour un rien je pleurerais à verse.

Il est vrai que parfois c'est un effet inverse

Que cela me produit; alors — vous connaissez

Les hommes — je me dis, quand vous m'éconduisez,

2/i0 MES PREMIÈRES ANNÉES DE PARIS.

Que, si VOUS déformez ainsi votre habitude, C'est pour ne pas me mettre avec la multitude, Et qu'un autre en serait très-tier. Vous employez. C'est certain, le meilleur moyen que vous ayez De me distinguer. Seul à vous trouver avare, Je peux me regarder comme un mortel très-rare, Et vous me donnerez l'orgueil audacieux D'un être qui se voit unique sous les deux !

PIIOSEUPINE.

C'est tout? Vous n'obtiendrez pas même ma colère.

s A 15 A TIN G.

Donc, je dois renoncer à l'espoir de vous plaire? lljen ne pourra me faire aimer?

l'HO.SliKPIM' , amèrement.

Aimer !

s A 15 ATI. NO.

Jamais?

Félicitez-vous-en !

SABATINO.

Tiens! pourquoi?

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