SCENE TROISIEME
Un boulevard solitaire.
PROSERPINE, seule.
Seule avec les projets que ma colère couve,
Sous ces ombrages noirs j'erre comme une louve.
Sabatino n'a pas compris. Tant mieux! Pourtant
D'où vient que j'étais triste et blessée en sentant
Qu'il ne comprenait pas? et pourquoi lui disais-je
Ces choses? Oh! j'ai peur, si Dieu ne me protège,
Oui, j'ai peur de finir par une lâcheté.
(( Je suis riche ! » 0 dégoût de l'amour acheté !
'( Riche! » Qu'il passe un pauvre, et, s'il veut, je me livre!
« Riche! » Un mendiant!
Arrivent quatre sbires, entraînant un drôle déguenillé, les mains liées derrière le dos.