RETOUR DES ZOUAVES PONTIFICAUX CANADIENS
Les voici revenus ces courageux soldats,
Comme ils sont beaux et grands ! que leur allure est [fière !
Nobles fils de l'Eglise, ils ont, dans les combats,
Défendu le drapeau de leur auguste Mère.
Inspirés par l'envie et guidés par Satan,
De vils conspirateurs déchainaient la tempête,
Contre le saint Vieillard qui siége au Vatican,
Menaçant de frapper sa vénérable tête ;
D'un geste de sa main Celui qui règne aux cieux Pourrait les arrêter duns leur marche arrogante ; Une parole, un souffle, et ces ambitieux Tomberaient foudroyés sous sa force écrasante ; Mais il faut à ce siècle un exemple de foi !
Un premier cri d'alarme annonce sa tristesse, Et l’on voit accourir près du Pontife-Roi,
Pour protéger son trône une ardente jeunesse.
Adnirons de leurs cœurs cet élan généreux !
Des milliers ont compris la plainte paternelle Et, forts de leur amour, ils arrivent joyeux,
De tous les points du globe, en la Ville Eternelle,
lure est [ls ont dit au pays un solennel adieu [fère ! Et, nouvelle croisade à la cause sacrée, its, Ils sont prèts à mourir pour la gloire de Dieu,
. Et pour venger l'honneur de l'Eglise outragée,
| Seul, notre Canada se ferait spectateur ?
. Lui, dont on a vanté la valeur héroïque, ? - . Resterait insensible à la voix du Pasteur
Dont l’appel a gagné l'univers catholique ?
Ne sont-ils point ceux-là les dignes héritiers Du peuple qui sourit au milieu des batailles ? De ces hommes vaillants qui vinrent, les premiers, Fécounder notre sol dans ses vastes entrailles,
De ces héros sacrés, qui, martyrs de la croix,
Du fleuve St Laurent suivirent les rivages,
| Et, le Christ à la main parcoururent nos bois
Pour convertir au ciel les peuplades sauvages ! |
LL mar Le
Muis ce peuple vanté pour ses grandes actions, Vit son aigle deux fois foudroyé pur l'orage ; Et ses deux empereurs traitres à leurs missions Eurent la déchéance et l’exil pour partage.
Oui ! le drapeau français de Rome a disparu ; Et, celle que l’église appelait, son ainée,
Voit aujourd’hui son chef impuissant et vaincu,
Trembler sous le regard de la Prusse acharnée.
Comble de trahison ! Victor Emmanuel,
Ce puarjure éhonté tremblant pour sa couronne,
l'e tous les conjurés devient le plus cruel,
Et près des murs remains le canon gronde et tonne: Partout, des cris de guerre ! on demande du sang ; Au cœur de Jésus-Christ pénètre une autre lance.
Alors le Roi-Pontife arbore un drapeau blanc
Et laisse aux mains de Dieu le soin de sa vengeance.
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tonne :
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ince.
geance.
UN DUO SANS MUSIQUE (1) Par deux étudiants en droit.
HENRI
Tiens, fermons ce bouquin, je suis las d'étudier ;
Toi-mème tu parais t'endormir sur Pothier.
ELZÉAR
En effet, cher ami, certaine inquiétude
Interrompt, malgré moi, le cours de cette étude, HENRI.
Quel est donc le souci qui puisse occuper tant,
Celui qui, comme toi, fut sans cesse riant ?
ELZÉAR
Hélas ! tu le sais bien, je n’ai rien du poëte, Ec j'ai promis des vers à Maric-Antoinette.
(1) Composé pour l’album de Mile. Marie Antoinette J..