PEN NE
C’est dur, bien dur, amis ! pour moi qui tant vous aime,
De renoncer si tôt, à cette bonne part,
De tendresse, de soins, je dirais d'amour même, |
Que vous m'avez permis de prendre dans vos cœurs. |
Je ne puis plus vous voir, mais autour de ma couche,
Ma mémoire, domptant l'excès de mes douleurs,
Me rappelant vos noms que répète ma bouche,
Vous rassemble encor tous : recevez mes adieux,
Je vous presse les mains, je refais notre histoire, |
Vos noms, chaïinons de fleurs, me suivront jusqu'aux |
[cieux :
Même au sein du bonheur, j'en garderai mémoire ;
Car Dieu n’efface rien du cœur qui sut aimer,
Il lui pardonne tout. Pour votre souverance, |
Recueillez ces couplets qui pourront vous charmer,
Aux houres de loisir, raccourcir la distance
Qui va nous séparer ; vous penserez à moi,
Puis si vos pas foulaient ma tombe au cimetière,
Mottez-vous à genoux, au nom de notre foi,
Et pour votre Elzéar faites une prière.
ELzÉAR.
ous aime,
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\a couche, eurs, he, dieux, stoire, ; jusqu'aux [cieux :
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harmer,
tière,
LZÉAR.
À EDMOND FRECHETTE, ECR., NOTAIRE.
A l'occasion du mariage de mon ami EbMonD, ofaire, un de ceux que je puis classer dans la seconde génération des jeunes gens avec lesquels s'est écoulée ma tondro jeunesse, (1865)
Bicnheureux potentat, En ton long célibat, Tu passas ta jeunesso
Dans une douce ivresse.
Vainqueur en tous projets, Tu vivais sans regrets, Malgré le front sèvère
De madame ta mère.
Sans gène du haut ton, Dans ce temps de garçon, Tu voitigeais sans cesse
De déesse en déesse.
AG
Que de fois, à minuit, Dans un humble réduit, Tu chantais amourette
A gentille fillette !
Et puis, le lendemain,
A table au Terrapin, (1)
Au souvenir de Flore,
Tu souriais encore.
Si, par malheur, l'argent
Rentrait trop lentement,
Pour un contrat à faire
Tu te faisais notaire.
Alors, le soir venu, Au rendez-vous connu, Auprès de nos commères
Nous remplissions nos verres.
(1) Restaurant établi à Montréal en 1862.
an so ones
Narguant des envieux Les goûts ambitieux, Dans les Yeux d’une blonde
Nous Possédions le monde,
Adorable Vénus, Et vous divin Bacchus, De ces soirs do délices
Vous étiez nos Complices,
Tlélas ! qui l'aurait cru ?
Faible élan de ver On vit, un jour, un tiïtre
De ces lieux disparaître,
Et, tufis le serment Que, légitimement,
Tu vivrais en ménage
Jusques à ton veuvago,
Puisses-tu, cher ami, Modèle de mari,
Assurer à ta femmr
Une constante flamme.
Si le ciel bienfaisant Te donnait un enfant, Fais qu'il ait pour principe
Les amours et la pipe.
Si l’aimable destin Lui fait aimer le vin, Dis-lui, qu'à ta mémoire,
Il peut quelquefois boire.
Que tous tes vieux amis, Dans le nom de ton fils Trouvent la souvenance
De nos jours de bombance,
Mais, adieu : cher Edmond , ,
Je suis déjà trop long, Adieu ! pauvre victime.
Sois heureux dans ton crime !