‹ Mes souvenirsChapitre 11 sur 113 · I . Kc Tassp a dit de mémo dans sa .lérasalem délivrée · texte numérisé non relu

I . Kc Tassp a dit de mémo dans sa .lérasalem délivrée

E quel clie'l beU>p e'I caro accresce all'opre, L'arte clie tutto fa, niilla si scopre.

« Et ce qui ajoute à la beauté et au prix do> ouvrages, l'arl (jui a pirsidé à tout ne se découvre nulle part. >■

« Ecrit en >crs, lui dis-je, le drame eût été plus froid. (i Cliaque rime eût rappelé l'auteur; je voulais graver u une idée vraie sur le cœur en le forçant à pleurer. w J'aimerais mieux que Ton s'écriât : C'est vrai, que : a Cesl beau!

(( Une société légère, distraite, agitée en mille sens, « oublie trop vile une pensée si l'œuvre d'art qui en est u la démonstration ne lui cause une profonde et même (( une douloureuse impression. Je laisse échapper là le (c secret de ce silence obstiné que vous voulez bien re- « gretter. Je n'aime point que l'on raconte pour conter. u Je pars toujours du fond de Vidée. Autour de ce cen- (( tre, je fais tourner une fable qui est la preuve de la « pensée et doit s'y rattacher par tous ses rayons comme (( la circonférence d'une roue. Sur vingt compositions (( que j'esquisse, j'en choisis une pour la terminer et en (( faire un tableau. Mais si vous aimez mes tableaux, (( croyez que bientôt j'en aurai de nouveaux à vous en- « voyer. Lorsque j'ai dit, dernièrement :

A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse. Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse ' ;

(( j'ai pensé à ces grandes circonstances où, dans la (( souffrance et la mort, l'homme doit préférer le silence « à la plainte qui l'abaisse. Mais c'est im devoir que de (( parler à sa nation quand on sait en être écouté et j'ai (.(. des vérités à dire. — Vous êtes trop modeste, mon- (( sieur, il y a des âmes de poètes qui ne donnent pas à « leur pensée la forme et le rhythme des vers mais qui « sont aussi rares que celles des poètes consacrés. \o- « tre âme est assurément de ce nombre. Je vous remer-

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