‹ Mes souvenirsChapitre 10 sur 113 · I . lô janvier iN^i · texte numérisé non relu

I . lô janvier iN^i

•t. Ces cinq |)ièces foiil maintenant partie du recueil posthume intitulé Les Destinées.

3. Slello i)ortait, on le sait, cet cn-tète : Les Consul talions du Docteurnoir (première consultation \.

" portail à venir à moi. Lorsque nous parlons au public <( des théâtres, il nous répond par des applaudissements, rt des larmes ou des sourires, il jette des fleurs à nos (( acteurs et nous donne ainsi une couronne visible et (( palpable.

(( Mais le public des livres oii est-il? S'il ne nous « écrit, comment l'entendre? Comment mettre la (( main sur les cœurs qu'on a fait battre!' Ce parterre « invisible est-il nombreux? On ne le saurait jamais si (( quelques-uns des spectateurs ne se dénonçaient eux- « mêmes, comme vous venez de le faire avec tant d'es- « prit et de bonne grâce.

(( Vous ne pouvez me dire rien qui soit pour moi l'at- « testation d'un meilleur triomphe que ce mot :

« Vous m'avez fait oublier l'auteur pour ne voir que « l'homme. »

a Pascal a dit : « Je cherche un homme et je ne trouve (( qu'un auteur. » Ai-je réussi à faire disparaître cet être (( factice : l'auteur? Vous avez répondu : oui à Pascal, et 0 quelques opinions pareilles à la vôtre me le feraient (( croire.

(( 11 me semble que si l'on arrivait toujours à faire (( disparaître les apparences de l'art à force d'art', on (( aurait l'immense avantage de faire toucher Tidée h i< nu et sans les langes dorés qui la déforment. — C'est (( pour cette raison que j'ai écrit Chalierton en prose. (( Un poète de mes amis me le reprochait un jour :

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